Medjahed

LES DESSOUS D’UNE PROVOCATION : Le général Medjahed épingle durement un Saâdani aux abois

La sortie intempestive de l’ex-secrétaire général du FLN, notamment sur le Sahara occidental, ne finit pas de provoquer des vagues et une levée de bouclier sans précédent.
Après la réaction du porte-parole du gouvernement, suivie de celles de quelques organisations et associations, c’est au tour d’un général à la retraite, Abdelaziz Medjahed, de commenter la provocation d’Amar Saâdani.
Dans une déclaration, cet ancien officier de l’ANP ne se contente pas de répliquer à Saâdani, mais tient à rappeler le parcours de cet homme-lige du régime, en  le qualifiant d’«instrument de la issaba», pour avoir été imposé en 2002 par l’ex-président, Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l’APN en remplacement de Karim Younès qu’il avait limogé. Sur sa lancée, le général Medjahed ajoute qu’Amar Saâdani est «un personnage qui a émergé à l’époque des nains», estimant qu’il ne connaît rien à l’histoire et jugeant tout simplement «stupides» ses propos sur le Sahara occidental. Le général à la retraite ne s’explique pas cette sortie, «au moment où le pays traverse une période de transition difficile».En réalité, l’ex-secrétaire général du FLN, qui a  toujours roulé pour le Maghzen, a été réactivé par ses sponsors marocains au moment où le Conseil de sécurité débat du renouvellement du mandat de la Minurso pour parasiter ses débats. Pour preuve, au lendemain des déclarations intempestives imposées à  Saâdani à travers une interview fabriquée,  d’un site électronique ouvertement pro-marocain,  le chef de la diplomatie marocaine s’est précipité à Washington où il a été reçu par le secrétaire d’état US Mike Pompéo. Le Maroc qui s’est fait remballer à la 4ème commission de l’ONU, croit pouvoir brouiller les cartes et faire croire que l’Algérie «lâche le Front Polisario ». Une position à la mesure du ridicule des personnages mafieux et prédateurs que la diplomatie marocaine utilise pour entretenir sa propagande.
Il faut bien noter que la diplomatie marocaine se résume à ses « coups » sans lendemain qui isole davantage le Maroc et permet au sahraoui d’avancer sur la voie de leur autodétermination et de leur indépendance. Quant à Saâdani, aux abois et devenu un hôte  bien encombrant pour Paris, il est prêt à toutes les forfaitures et toutes les trahisons pour trouver protection et refuge au Maroc. Mais Saâdani devrait réfléchir au sort réservé aux traitres et il est loin d’échapper aux griffes de la justice devant laquelle il aura à rendre compte de ses vols et prédations en série.
M. Bendib