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MALGRÉ LES ASSURANCES DU MINISTRE DE L’ÉDUCATION : Les enseignants du primaire poursuivent la protesta

Rien ne semble plus arrêter les enseignants du cycle primaire de l’éducation qui sont déterminés à poursuivre leur mouvement de contestation pour la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Hier, les contestataires ont observé leur quatrième journée de grève, alors que la veille, le ministre du secteur, Abdelhakim Belabed, avait reconnu l’existence de difficultés auxquelles font face les enseignants.

Belabed avait, lors d’une réunion avec les Directeurs de l’éducation des 48 wilayas, fait part de « sa bonne volonté à toujours poursuivre les efforts pour l’amélioration des conditions de travail de l’enseignant, ainsi que la prise en charge de ses préoccupations». Pour se faire, il a instruit les responsables locaux à répondre aux revendications soulevées et de veiller à la bonne poursuite des cours. Mais toutes ces déclarations n’ont, cependant, eu aucun effet sur l’esprit des grévistes puisque ces derniers ont tout de même maintenu la cadence et ont poursuivi leur mouvement de contestation hier à l’appel de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (UNPEF). Pour plus d’informations quant à cette action, nous avons tenté de joindre Sadek Dziri, président de ce syndicat, mais en vain.
Il convient de rappeler que l’UNPEF avait publié un communiqué, samedi dernier, dans lequel elle avait dénoncé le laxisme des gouvernements successifs face aux revendications légitimes des travailleurs du secteur de l’Éducation soulevées depuis des années et ayant conduit, selon lui, à des perturbations permanentes caractérisées par des grèves dont celle des enseignants du cycle primaire.
Le syndicat avait indiqué à cet effet que l’objectif de l’action de contestation prévue mercredi 23 octobre (hier NDLR) est de réitérer les revendications socioprofessionnelles de cette catégorie d’enseignants qui se résument en plusieurs points. Il s’agit principalement, a expliqué la même source, de la promulgation du statut particulier des enseignants du primaire, notamment dans ses aspects liés à la promotion, l’intégration et le classement. L’on revendique également l’application «immédiate et avec effet rétroactif» du décret présidentiel 14/266. On réclame le droit à la retraite proportionnelle sans limitation d’âge pour les enseignants, ainsi que la révision de la classification des enseignants du primaire. L’UNPEF réclame aussi la diminution des volumes horaires au primaire et ce au même titre que ce qui se fait dans les paliers moyen et secondaire.
En tant que représentant des enseignants du primaire, l’Unpef demande, également, la régularisation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin qu’ils puissent bénéficier du statut de formateur.
Parmi les autres revendications posées par ce syndicat figure la possibilité à l’enseignant de bénéficier de promotion jusqu’au titre de directeur d’école, ainsi que l’activation du dossier lié à la médecine du travail. À noter, par ailleurs, que la grève des enseignants du primaire est également chapeauté par le syndicat des travailleurs de l’éducation et de la formation, SNTE, qui a appelé, de son côté, à l’organisation de grève cyclique le lundi de chaque semaine.
Ania Nait Chalal