Cette réforme renvoie l’Europe à l’âge où le racisme et la xénophobie étaient les béquilles du colonialisme aveugle qui lui avait permis de piller les richesses de ses colonies.
Le Parlement de l’Union européenne qui continue de se montrer sourd aux appels à annuler l’accord d’association avec l’entité sioniste et qui reste impassible devant les crimes contre l’Humanité commis par l’armée israélienne à Ghaza s’est montré prompt à adopter une réforme qui va ouvrir la voie devant la création de centre de rétention hors de l’espace européen pour y parquer les migrants venus de pays, qui vivent la guerre ou la famine.
C’est une véritable reculade concernant les droits de l’Homme, les traditions d’hospitalité que certains pays européens arborent fièrement sur leurs armoiries. C’est un vote qui a été rendu possible par une alliance des droites avec l’extrême droite et l’abstention des représentants du courant socialiste. Les divers gauches ont tenté jusqu’à la dernière minute de faire barrage à cette réforme qui a fini par être adoptée et qui renvoie l’Europe à l’âge ou le racisme et la xénophobie étaient les béquilles du colonialisme aveugle qui avait permis à l’Europe de piller les richesses de ses colonies.
Le député européen belge Marc Botenga (PTB / Gauche unitaire européenne) fustige régulièrement les réformes et politiques adoptées par l’Union a fustigé cette réforme la qualifiant de honte pour le Parlement européen « car elle facilite le renvoi et la déportation des familles et des enfants fuyant la guerre ». Il estime que l’UE s’attaque aux plus vulnérables au lieu de taxer les milliardaires. Ce dernier qui a milité pour l’annulation de l’accord d’association UE- Israël est connu pour ses critiques envers le silence du parlement européen devant le génocide en cours en Palestine occupée.
Le parti de gauche LFI, par la voix de la députée Manon Aubry a vivement dénoncé l’adoption des réformes européennes facilitant l’éloignement des étrangers en situation irrégulière. Le parti a qualifié ces textes de mesures visant à instaurer un fichage de masse et une « traque des exilés », déplorant une alliance de la droite et de l’extrême droite. Aux cris de “Send them back – Renvoyez-les !”, les députés de droite et d’extrême droite ont salué l’adoption de cette réforme par le parlement de l’UE, une réforme qui renvoie l’Europe à l’âge des ténèbres et qui renseigne sur l’émergence dans cette partie du monde de courants xénophobes et nationalistes, une montée favorisée par les mauvais choix politiques des courants traditionnels qui sont en train de payer les erreurs, notamment économiques des gouvernements successifs qui ont soumis l’Europe au diktat des Etats-Unis et des milliardaires. Des familles migrantes, avec enfants risquent d’être parqués dans des camps hors d’Europe.
Voilà ce que le Parlement européen vient de rendre possible. Des médias européens ont fait état de discussions avec l’Egypte, le Ghana, l’Albanie et même l’Australie, pour la déportation des migrants en situation irrégulière en Europe. Cela évitera aux députés européens de ne plus entendre les plaintes des migrants qui seront les victimes d’une politique européenne qui a remis au goût du jour les camps nazis de déportation qu’elle avait combattus, mais qu’elle a ressuscités par ses errements.
Il faut rappeler que le vote de cette réforme intervient de surcroit au moment où se tient à Accra, capitale du Ghana, une conférence internationale de haut niveau sur l’esclavage comme pratique et conséquence du colonialisme que l’histoire condamne, mais qu’il est question de reconnaitre comme crime contre l’humanité.
L’Europe semble avoir fait une plongée dans l’abime de la négation des droits humains. Cette donneuse de leçons montre, par l’adoption de cette réforme, son visage le plus hideux. Les partis de gauche de plusieurs pays européens ont décidé d’engager une bataille sur tous les fronts pour « faire abolir » un texte ségrégationniste, raciste et xénophobe. Des voix commencent à s’élever en Europe aux cris de « on ne veut pas voir les fiers à bras de l’ICE (police de l’émigration mise en place par Trump pour traquer les migrants aux USA, ndlr) sévir en Europe.
Slimane B.












































