À quelques semaines de la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale rappelle à ses services au niveau des wilayas l’obligation d’accepter les documents d’état civil extraits électroniquement et de ne plus exiger de copies papier lorsque la version numérique présentée répond aux exigences légales.
Dans une correspondance urgente, signée par la secrétaire générale du ministère et portant le numéro 679, en date du 18 août 2026, les services locaux sont appelés à respecter strictement les dispositions relatives à l’utilisation des documents administratifs délivrés sous forme électronique. Cette correspondance intervient en application de l’instruction du Premier ministre n°482 du 29 juillet 2026, relative aux documents d’état civil délivrés électroniquement et à leur utilisation par les organismes et institutions publics et privés. Le ministère rappelle ainsi aux services relevant de son secteur la nécessité d’adopter effectivement les documents administratifs extraits électroniquement et de mettre un terme aux pratiques susceptibles de freiner le processus de transformation numérique.
Le message est particulièrement clair : aucun service, agent ou responsable d’un établissement scolaire ne peut exiger une version papier d’un document administratif électronique sans fondement légal ou réglementaire explicite. Les documents d’état civil extraits des plateformes et systèmes officiels doivent notamment être acceptés dès lors qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises. Il n’est donc pas permis d’exiger parallèlement une copie papier ou un document similaire lorsque la version électronique présentée suffit légalement à établir les informations demandées. Le ministère précise également qu’un document électronique ne peut être rejeté au seul motif qu’il ne comporte pas de signature manuscrite ou de cachet matériel. Dès lors qu’il provient d’une plateforme officielle et qu’il comporte les éléments permettant d’en garantir l’authenticité et la vérification, sa forme électronique ne constitue pas un motif valable de refus.
Ne pas entraver le processus de numérisation
Cette mise au point intervient dans un contexte où la numérisation s’est progressivement imposée dans le secteur de l’Éducation nationale. Pourtant, sur le terrain, certains réflexes administratifs hérités d’une époque fondée presque exclusivement sur le papier semblent encore avoir la vie dure. L’exigence systématique de copies, de cachets ou de signatures physiques, lorsqu’aucun texte ne l’impose, ne constitue pas seulement une contradiction avec les objectifs de la transformation numérique. Elle représente également une charge supplémentaire pour les citoyens, les parents et les personnels, contraints parfois de multiplier les déplacements auprès des administrations pour obtenir des documents papier alors que ceux-ci existent déjà sous une forme électronique officielle et vérifiable. À travers cette correspondance, le ministère entend donc rappeler que la numérisation ne peut pas se limiter à la mise en ligne des procédures : elle doit également s’accompagner d’un changement des pratiques administratives. Le ministère de l’Éducation demande, par conséquent, aux responsables concernés de veiller à l’application effective et rigoureuse de ces dispositions.
Les personnels chargés de l’accueil et du traitement des dossiers doivent être informés du contenu de la correspondance afin d’éviter tout rejet injustifié de documents électroniques conformes. Les services sont également invités à intervenir immédiatement lorsqu’un cas de refus injustifié est signalé et, le cas échéant, à déterminer les responsabilités liées à de telles pratiques.
Sarah O.













































