Abou Leila

Le film revient sur les évènements tragiques des années 1990 : «Abou Leila» au Festival libanais «Maskoon»

Le long métrage de fiction algérien «Abou Leila» du réalisateur Amine Sidi Boumediene a été sélectionné pour prendre part à l’édition virtuelle du Festival du film fantastique «Maskoon» de Beyrouth (Liban) prévu du 10 au 16 juin, annoncent les organisateurs sur leur site Internet. Coproduction, algéro-franco-qatarie de 140 mn, «Abou Leïla» revient sur les évènements tragiques des années 1990, à travers l’histoire des jeunes Samir joué par Slimane Benouari et Lotfi campé par Lyes Salem qui traquent dans le désert algérien, Abou Leïla, un dangereux terroriste. «Abou Leila» explore l’important impact sur la société de la violence et des traumatismes qui y sont liés. Programmé 72e Festival de Cannes, en mai 2019, dans la section «Semaine de la critique», «Abou Leïla» est le premier long métrage de Amine Sidi Boumediene, après ses deux courts métrages, «Demain Alger?» et «El Djazira». Ce film avait également été projeté dans des festivals en Bosnie Herzégovine, en Tunisie, en Belgique, en Italien ou encore en Egypte avant de décrocher récemment le Prix de la critique de l’édition 2020 du Festival du film de Barcelone «D’A» qui s’es t déroulé en version numérique. Pour son rôle dans ce film l’acteur et réalisateur algérien Lyes Salem avait décroché le Prix du meilleur acteur des Journées cinématographiques de Carthage (Jcc) en 2019. «Abou Leila» sera diffusé dans le cadre du festival avec des films comme «First Love» (premier amour) de la japonaise Takashi Miike, «Le daim» du Français Quentin Dupieux, «Qu’importe si les bêtes meurent» de la Marocaine Sofia Alaoui ou encore «Memory: The Origins Of Alien» (l’origine des aliens) de l’Américain Alexandre Philippe. Créé en 2016 par l’association culturelle «Beirut D C», ce festival est considéré comme le seul événement cinématographique d’envergure dans le monde arabe spécialisé dans le film fantastique.