«La fatiha pour trois artistes»

Par Hafidh A. Settar

Allaoua Aït Mebarek. Mohamed Dorbhan. Djamel Derraza.
Trois simples noms pour trois artistes. Chacun ses sympathiques manies mais tous unis par un funeste destin : mourir ensemble sous le souffle d’une bombe assassine, actionnée par la secte des assassins un 11 février de l’An -maudit- 1996 !
Nous eûmes l’heur de les connaître pour bien les apprécier- et nous griser à l’envi de leur humanisme abyssal- et le malheur de les perdre si vite ; sans même les avoir suffisamment pleurés !
Trois bons lascars que tout le monde aimait, trois amoureux éperdus, chacun son idylle.
Allaoua, l’amoureux fou de Djanet et sa Sbiba. Momoh qui tirait plus vite et plus juste que le verbe et le trait. Djamel qui saluait chaque matin par une poignée de ce bon jasmin de Koléa.
20 ans après, vos sourires sont toujours là et la sentence narquoise de Allaoua aussi, mais dans une tendance inversée : si vous gouttez au sommeil éternel, c’est nous « qui sommes
fichus » !
H. A. S.