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LA DGSN DÉMENT LA SUPPOSÉE AUGMENTATION DE SALAIRE DES POLICIERS : Poursuites contre les chaînes TV ayant diffusé une «fake news»

Dans un communiqué, rendu public tard dans la soirée de samedi, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a formellement «démenti les rumeurs sur de présumées nouvelles mesures portant sur l’augmentation de salaire pour les policiers selon le grade.»

La réaction de la DGSN est intervenue peu de temps après l’annonce, par des chaînes de télévisions privées de ce fake news, tout en indiquant que l’information leur a été communiquée par la DGSN. Relayé, en début de soirée du samedi dernier, par plusieurs médias nationaux privés citant un communiqué de la DGSN, ces médias ont affirmé que des augmentations de salaires ont été décidées en faveur des policiers, avec effet rétroactif. Après le démenti en question de la DGSN et l’annonce de poursuites judiciaires à l’encontre des chaînes concernées, par ces fake news, il est à s’interroger sur l’auteur à l’origine de cette annonce démentie par la DGSN et que les chaînes TV qui l’ont relayé se soucient davantage de l’effet du scoop. Il est également question de savoir dans quels buts cette fake news a été lancée, par certains médias privés, dont des télévisions. Serait-ce une tentative visant la manipulation de l’opinion publique et à quelles fins ? les services concernés de la DGSN auront, sans nul doute, le soin de résoudre cet énigme. Notons que les chaînes de télévisions, notamment privées, diffusent aussi bien leurs programmes sur les réseaux sociaux; ce qui a permi à la fake news d’être largement e vu que ces chaînes, étant très présentes sur Internet avec un site actif et des pages sur les réseaux sociaux. Le résultat ? Sur facebook, tel attesté par le communiqué de la DGSN, cette rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre, comme étant une information, depuis son annonce, par des chaînes TV, en bande rouge « urgent (Adjel :ndlr). La DGSN a précisé dans son communiqué que « des poursuites judiciaires seront lancées contre ceux qui ont publié cette information.»
Il semble, par ailleurs, que la DGSN a appelé, par la même occasion, les citoyens, sans les citer, à faire preuve de vigilance, en parcourant l’actualité, notamment nationale, au vue des fakenews qui empoisonnent la toile. Aussi, le démenti de la DGSN remet sur la table, l’épineuse question des conséquences gravissimes qu’engendre le manque de professionnalisme et des carences qui lui sont liées, alors que la situation en cours que traverse le pays exige un degré élevé de vigilance outre que davantage de rigueur et d’éthique dans le monde des médias locaux, soit un esprit en éveil devant garantir le devoir d’informer, selon l’éthique, la déontologie et surtout la liberté responsable. La rumeur en question, vite démentie par la DGSN, intervient, faut-il le noter, au lendemain du 4e vendredi consécutif des marches et rassemblements populaires pacifiques, à travers le pays, durant laquelle encore une fois, les manifestants ont tenu leur rendez –vous en toute sécurité, notamment par le rôle exemplaire que jouent les différents services de police, depuis le 22 février dernier. Aussi la rumeur est tombée et a trouvé son chemin de diffusion, par des chaînes de TV privées, après la diffusion de certaines images montrant des policiers se joindre, vendredi dernier, dont à Sétif et Béjaïa, à la marche des citoyens, brandissant le drapeau national.
Mohamed A.