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SITUATION POLITIQUE DU PAYS : Les solutions d’urgences d’un collectif d’intellectuels

Réunis jeudi dernier dans le collectif « pour une Algérie nouvelle », une trentaine d’intellectuels algériens ont rendu public un communiqué dans lequel ils préconisent un certain nombre de mesures d’urgence afin de pouvoir, ont-ils expliqué, «engager le pays dans un processus transitoire en guise de réponses aux revendications des Algériennes et des Algériens ».
Comme première étape, le collectif a proposé l’abrogation immédiate de toutes les lois liberticides, entres autres : la loi sur les réunions publiques et les manifestations, le code de l’information, la loi sur les partis, la loi sur les associations et les syndicats, «pour permettre», souligne-t-on, «aux Algériens de s’organiser et de s’exprimer librement». En deuxième lieu, les signataires du communiqué ont suggéré de «restituer les sigles des structures politique, syndicale et associative héritées de la Guerre de libération (FLN, UGTA et Association des Oulémas), jusque-là « usurpées par le système, à la mémoire collective», lit-on dans le même document. La même source a proposé aussi de «supprimer définitivement le ministère des Moudjahidine et de le remplacer par un Conseil national en charge du dossier» mais également de « supprimer définitivement le ministère de la Communication et de le remplacer par un Conseil national en charge des affaires du secteur». Toujours dans la même optique, le collectif a proposé de «supprimer le ministère des Affaires religieuses et (…) le remplacer par un Conseil national du Culte ». D’autre part, et tout en rejetant les dernières propositions faites par le président de la République, ce collectif d’intellectuels a appelé à une « rupture définitive avec la légitimité historique et ses ferments politiques et économiques, notamment le national-populisme, le centralisme, l’autoritarisme et le régime rentier».
Il a exhorté, en outre, à «aller vers une légitimité démocratique en mettant en place les conditions morales et matérielles de l’exercice de la démocratie ». Les membres du collectif ont insisté, lors de leur réunion, «sur le maintien de la mobilisation pour l’isolement total du système» et «ont convenu de la nécessité d’œuvrer pour une meilleure coordination entre toutes les initiatives citoyennes s’inscrivant dans une démarche de rupture avec le système, mais aussi d’entrer en contact avec tous les acteurs politiques susceptibles de contribuer à la réédification de l’État national sur des valeurs de démocratie et de liberté».
Parmi les signataires de ce communiqué, il est bon de citer quelques noms, comme : Amar Ingrachen, qui est journaliste, Kaci Sadi, universitaire, Nabil Souami, militant de la démocratie, Abdesslam Ali-Rachedi, professeur en médecine et militant de la démocratie, Ahmed Meliani, enseignant, Ahmed Saâdoud, Oussad, journaliste- écrivain, Ali Kahlane, chef d’entreprise, expert international en TIC.
L’on cite également, Mourad Ouchichi, économiste,Taous Aït Mesghat, médecin-chroniqueuse, Anouar Rahmani, écrivain, Cherif Driss, politologue.
Ania Nait Chalal