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Industrie du cuir à Médéa : Des assises régionales pour relancer la filière

La Commission nationale stratégique des industries du textile et du cuir a organisé, jeudi au pôle urbain de Médéa, les deuxièmes assises régionales consacrées à l’industrie du cuir, en vue d’examiner les voies de développer cette industrie et accompagner les opérateurs de ce segment d’activité.

L’organisation de ces assises tend à « relancer ce segment industriel, à travers la fédération des efforts de l’ensemble des intervenants dans cette industrie et d’atteindre un niveau de compétitivité en mesure de réduire la facture des importations et de faire face à la concurrence étrangère », a déclaré, le directeur général de développement industriel de transformation au niveau du ministère de l’industrie, Abdelaziz Kend, à l’ouverture de ces assises, déclinées sous le slogan: « Réalité et Perspectives du développement des industries de transformation du cuir ». Il a estimé que « les atouts et le potentiel dont dispose l’Algérie lui permettent de devenir, dans un futur proche, un pôle régional de l’industrie du cuir », rappelant les réformes entreprises dans le domaine de l’industrie, en matière de foncier industriel, d’encouragement de l’investissement productif, et de réorganisation des segments industriels, mécanique, agroalimentaire, textile et cuir-électricité et électronique, visant à « mieux exploiter le potentiel national », a-t-il dit. M. Kend a réitéré, lors de son intervention, l’engagement du ministère de l’industrie à « accompagner et soutenir » les opérateurs nationaux, en créant les « meilleures conditions » pour développer leurs activités. De son côté, le président de la commission nationale du textile et du cuir, Lakhdar Graba, a révélé que le diagnostic de la filière de l’industrie du cuir chapeauté par le comité de pilotage stratégique est « en cours » et sa finalisation « devrait contribuer à la mise en place de solutions pratiques aux obstacles rencontrées par la filière », selon ses propos. Il a invité, dans ce contexte, les industriels du cuir à créer leur propre « cluster » (groupement) qui sera un « espace d’échange et de concertation » pour eux, mais aussi « un outil d’organisation qui les protège contre la concurrence étrangère et les aléas du marché », a-t-il expliqué. Le directeur de la veille stratégique au niveau du ministère de l’industrie, Aggoune Mokdad, a également plaidé en faveur de l’émergence d’un cluster de l’industrie du cuir dont le but est de « renforcer la coopération entre les différents intervenants, la mobilisation du potentiel local, et le travail en groupe ». Un cluster permettra d’ »éviter de perdre davantage de parts de marché », a-t-il soutenu, à ce sujet. L’accès au foncier industriel et la création de micro zone d’activité dédiée à l’industrie de la chaussure ont constitué l’essentiel de l’intervention du président de la chambre de commerce et d’industrie du Titteri, Mohamed Benrekia. M. Benrekia a estimé que la prise en charge de ces questions « incitera les industriels locaux à produire plus et faire de Médéa un véritable pôle de la fabrication de la chaussure ». Lors des débats, la problématique de la collecte et de l’exploitation des peaux, l’exonération fiscale sur les produits importés, l’allègement des charges sociales et la disponibilité de la matière première ont été soulevés par les opérateurs économiques issus de différentes wilayas du centre présents à ces assises.
Un mémorandum d’entente pour la création d’un cluster national des industries de transformation des cuirs a été signé en marge de ces assises qui ont regroupé des opérateurs privés du cuir, des représentants d’associations professionnelles, du Groupe public des textiles et cuirs (Getex), de l’Institut national de formation professionnelle et de l’Institut national algérien de propriété industrielle (INAPI).