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HASSEN KACIMI, EXPERT EN QUESTIONS GÉOPOLITIQUES : « L’Algérie fait face à des menaces anonymes et hybrides »

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Dans sa lecture du discours du président de la République à la réunion au ministère de la Défense nationale et devant les cadres supérieurs et effectifs de l’Armée nationale populaire, à leur tête le chef d’état-major, Saïd Chengriha, adressant des messages forts et à haute symbolique à l’égard de « quiconque oserait s’attaquer à notre armée » sous quelque forme que ce soit, l’expert en questions géopolitiques et des migrations, Hassen Kacimi, atteste que « l’Algérie fait en effet face à des menaces anonymes et hybrides ». Mettant en avant, lors de son passages, hier, à l’émission L’invité de la rédaction de la Radio algérienne, l’expert Hassen Kacimi, les différentes menaces visant les Institutions de la République, mais aussi la résilience prouvée de l’État algérien face aux successives crises déjà surmontées, à la question qui veut nuire à l’Armée nationale ? Kacimi atteste que « l’Algérie fait en effet face à des menaces anonymes et hybrides (…)» Poursuivant, il dira que «nous avons déjà vécu une série de menaces visant les Institutions et même des personnalités politiques  et par là, la stabilité et la sécurité de notre pays», ajoutant que « nous devons expliquer pour mobiliser les citoyens face à une situation des plus crisogènes». Il explique plus loin que « les attaques visent à l’effondrement des institutions à travers des canulars circulant sur les réseaux sociaux et prévoyant le pire pour l’Algérie (…) Il n’y a pas que Rachad et le MAK, qui sont deux organisations subversives, qui activent sur le front intérieur (…) Les menaces ont évolué, et nous ne sommes plus dans les menaces conventionnelles impliquant deux États. Elles sont aujourd’hui anonymes, dangereuses et hybrides impliquant parfois des forces organisées qu’on peut appeler des forces étatiques et d’autres subversives non organisées. » Face à cela, l’Armée reste « une institution républicaine dont la mission est la défense du territoire national et son intégrité ainsi que la sécurité de la population algérienne », tout en précisant « nous avons une armée pacifique, non belliqueuse, mais dissuasive. Les années 2020 et 2021 ont permis le parachèvement des institutions de la République, malgré les tentatives des forces occultes qui ont tout fait pour essayer de bloquer ces projets. » Au niveau régional, Kacimi rappelle qu’il ne faut pas oublier que « l’Algérie est entourée d’une ceinture de feu, d’où la nécessité d’être attentif à ce qui est en train de se produire autour de nous. Citant l’exemple de désagrégation de l’URSS, l’expert en géopolitique rappelle la manière dont les États de l’Est se sont effondrés, avant que l’Algérie ne subisse les affres du terrorisme. À la question d’expliquer cette concomitance entre ces menaces et la disparition de certains produits de première nécessité, de même que la flambée de leurs prix au niveau interne, l’analyste avance d’abord qu’au niveau international les prix de produits alimentaires ont déjà connu une augmentation de près de 40% du fait de deux années de pandémie du Coronavirus. Mais, cela n’explique pas tout, puisque cette perturbation du marché fait partie desdites menaces hybrides « menaces hybrides » qui veulent atteindre l’Algérie. Hassan Kacimi explique : «Les produits de première nécessité sont subventionnés par l’État algérien, et quand il y a subvention, des réseaux de contrebande et de spéculation essayent de faire fortune et s’investissent pour faire disparaître ces produits du marché. » Pour Kacimi, « les réseaux de la spéculation sont une menace au même titre que le terrorisme.». Citant les déclarations du président, l’invité de la radio met en exergue que l’Algérie de 2022 n’est pas seulement celle des menaces, « mais aussi des réalisations et de la relève politique » a-t-il tenu à préciser.
R. N.

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