Gendamerie

Gendarmerie nationale : Trois brigades en cours de création à Aïn Defla

Trois brigades de gendarmerie sont en cours de création dans trois communes de la wilaya de Aïn-Defla en vue d’y renforcer la couverture sécuritaire, a indiqué lundi le chef du groupement local de ce corps de sécurité.

«Il s’agit des communes de Tarik-Ibn-Ziad, Djemaâ Ouled Cheikh et Aïn Bouyahia», a précisé le colonel Djamel Benyoub qui animait une conférence de presse consacrée au bilan des activités de l’année 2018 de ce corps de sécurité, signalant que les communes restantes (Mekhatria, Birbouche, Aïn-Benian, Ben-Allel et Oued-Djemaâ) se verront dotées de structures sécuritaires du même genre durant le prochain quinquennat après achèvement des études y afférentes. «Il est clair que notre souci premier est que la couverture sécuritaire de la wilaya de Aïn-Defla (36 communes) avoisinant actuellement les 81%, soit assurée à 100 %», a soutenu le même officier, faisant état d’un plan visant la surveillance des communes non encore dotées de brigades de Gendarmerie. S’agissant de l’activité du groupement de gendarmerie de Aïn-Defla durant l’année 2018, le bilan se rapportant à l’homicide volontaire fait état du traitement de 4 affaires (une de plus par rapport à 2017) qui se sont soldées par l’incarcération de leurs auteurs. Les crimes commis sont essentiellement motivés par les divergences portant sur les propriétés, ainsi que les conflits familiaux de tout genre, a-t-il souligné, observant que certains crimes ont été commis sous l’effet de l’alcool et de psychotropes. Au sujet des agressions enregistrées sur le tronçon de l’autoroute Est Ouest traversant la wilaya, il a été fait état de 16 affaires traitées en 2018, soit 9 de plus par rapport à 2017, relevant que cet état de fait s’explique, notamment, par la présence massive des gendarmes sur l’axe en question. Cette présence a porté ses fruits au mois de mai de l’année écoulée dans la mesure où, a expliqué le colonel Djamel Benyoub, il a été procédé au démantèlement d’un réseau criminel composé de 3 individus qui agressait les automobilistes et les piétons sur le tronçon de l’autoroute situé entre Boumedfaâ et Khémis-Miliana. «La mise hors d’état de nuire des ces criminels nous ayant permis de traiter 7 autres affaires du genre restées en suspens», s’est-il félicité. Concernant le crime ordinaire, les crimes et délits contre les personnes arrivent en tête des affaires traitées (52,62 % des affaires traitées), suivis de ceux contre les biens (37,36 %), la falsification (5,56 %), la sécurité publique (4,39 %), la famille et les us (1,17 %), l’ordre public (1,17%), la sûreté publique (0,68 %) en sus de l’attroupement (0,09 %). S’agissant du crime organisé, le groupement a procédé, durant la période considérée, au traitement de 30 affaires se rapportant à l’émigration clandestine, la drogue et les psychotropes (48), les armes et les munitions (4), la contrebande (1), la falsification (10), les crimes financiers et économiques (4), a-t-on souligné, faisant état d’un total de 150 personnes qui y étaient impliquées. Au sujet de la sécurité routière, la même source a fait état de 429 accidents de la route ayant causé le décès de 91 personnes et des blessures à 775 autres durant l’année 2018, signalant une baisse de 9,68 % des accidents de la route par rapport à 2017 avec la prédominance du facteur humain qui reste la cause principale de ces accidents (près de 84% des cas). 4 781 appels (dont 2080 de nuit et 2 701de jour) ont par ailleurs été effectués vers le numéro vert (1 055), a-t-il précisé, relevant que l’implication des citoyens est importante dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. Au sujet du crime électronique, les unités du groupement territorial de la Gendarmerie de Aïn Defla ont procédé au traitement de 5 affaires (deux de plus par rapport à 2017)se rapportant notamment à la vie privée des citoyens, a-t-on recensé, observant que les jeunes recourant aux réseaux sociaux le font généralement avec «insouciance» et sans esprit «responsable» les dissuadant de s’immiscer dans la vie privé des gens.