Gedoui…  «ya djed yemmak» !

Et la lumière fut !
Depuis le temps que la mouche «tsa-tsa» tournoie dans un journal électronique en libérant des zzzzz panégyriques excessifs jusqu’à «loverdose» à l’adresse de Boutef, l’on se disait bien qu’il y avait «relents sous excréments», d’autant que la nôtre mouche s’apparente, d’essence, à ces grosses congénères bleues qui s’y repaissent. La mouche donc vient de remuer «le tas» ( formule à traduire en arabe avec subtilité pour mieux rendre l’image) , de façon directe, claire et concise. Admirez : «Ce qui manque, en fait, à Bouteflika, ce sont d’excellents communicateurs qui auraient transmuté toutes ces petites manifestations en or démocratique», pète la mouche à tire d’ailes. Après s’être livrée à une danse du ventre sans discontinuer, enfourchant inlassablement la posture du «gueux chevalier» se voulant plus royaliste que le roi, après avoir subrepticement commis le crime de lèse majesté à l’encontre de l’actuel ministre de la Communication il y a peu, voilà que Gedoui , alias la mouche «tsa tsa» abat ses cartes : passant à la moulinette et en vrac Hamel, Louisa Hanoune -et tous ceux qui ne sont pas ou Bouteflika ou son frère Saïd, du reste- fait son offre sans équivoque : je suis le dépositaire universel de la communication! Lord Byron avec son concept de la «déesse chienne» est supplanté.
Reste à savoir maintenant, quelle suite donnera Bouteflika à une telle demande de recrutement. À moins que le Président, après en avoir étudié la carte de visite et le palmarès en communication de l’employeur d’origine, aujourd’hui en quasi faillite, ne se contente que d’un simple «Allah…idjezzyk!»
En attendant, concédons quand même cet élan admiratif : «Ah, Gedoui, Gedoui…ya djed yemmak».
PS : billet dédié à Hamid Agouine
Ali Moubid