Baâdji

FLN : Chasse ouverte contre les militants et cadres récalcitrants

Le secrétaire général du parti FLN Abou El Fadl Baadji a ordonné dans une directive les instances locales du parti dans toutes les wilayas d’exclure de sa formation politique les cadres candidats aux législatives du 12 juin hors des listes du parti. En effet, le SG du P/FLN Baadji a envoyé une instruction à tous les secrétaires des mouhafada, « conformément aux dispositions de l’article 18 de la Loi fondamentale du parti et selon les différents rapports reçus des différents Mouhafedhs du pays, à travers lesquels des cas de candidature hors des listes du parti ont été enregistrés pour un nombre important de militants », écrit Baadji. Soulignant que « les responsables des Mouhafada et des divisions doivent informer les décisions d’exclusion à toute personne dont la candidature est avérée  et informer ensuite la direction du parti de ces noms». Pour rappel, l’ex parti unique a vécu une agitation avant les législatives, quand de nombreuses voix dans le comité central se sont élevées pour dénoncer des agissements contraires aux intérêts du parti et sortant du cadre légal de la loi. Appelant à changer la direction du parti qu’ils jugent « illégale ». Dans un communiqué de presse ces derniers ont essayé de rallier à leur cause le plus grand nombre de militants à travers le territoire national, les autres membres du comité central et, surtout, l’opinion publique, mettant en avant l’illégalité de la manière dont a été désigné l’actuel secrétaire général du FLN. Ils ont toutefois qualifié la désignation du SG du FLN (Baadji) par le lever des mains de comédie dramatique car, dénoncent-ils, il y avait dans la salle où a été plébiscité l’actuel SG, des membres du comité central, certes, mais il y avait aussi des Mouhafedhs, de simples militants et même des personnes qui n’avaient aucun lien avec le parti, qui ont levé la main pour sa désignation. Dans ce cadre ces militants ont demandé l’organisation d’une réunion urgente et extraordinaire du comité central, tout en demandant l’intervention du ministère de l’Intérieur qui doit veiller à l’application stricte des lois en la matière ainsi que celle du président de la République qui est garant de l’application de la Constitution. Ils ont également lancé un appel urgent à tous les militants du FLN afin de sauver leur parti et lui permettre de continuer à jouer son rôle dans le développement du pays.
S. Oubraham