Covid-19

FACE À LA HAUSSE DES CONTAMINATIONS COVID-19 : Appels à la mobilisation du monde sanitaire national

Durement frappé par le virus du Covid-19, rien que pour les deux premières semaines du mois de juillet, selon les déclarations du président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), Lyès Merabet, affirmant sur les ondes de la Radio nationale chaîne 3 jeudi passé que « dans les rangs du corps médical,
9 victimes ont été enregistrées la dernière semaine ».

Alertant, à l’instar de ses autres collègues et des membres du comité scientifique, de la « gravité » de la situation, en raison du non-respect des barrières et des mesures de protection de préventions et de lutte contre la pandémie dont la propagation s’accélèrent davantage en raison du variant Delta, ils appellent les citoyens à se conformer aux protocoles sanitaires et surtout à se faire vacciner. Ce sont là les deux seules conditions qui apporteront des résultats concrets, dans les prochaines semaines, notamment dans le recul de la pression qui est « terrible, matins et soir », dans nos hôpitaux, en matière de demandes d’hospitalisation des cas touchés par le coronavirus qui, selon le Professeur Rachid Belhadj, directeur des activités médicales et paramédicales au CHU Mustapha Pacha, « est en augmentation chaque jour ». La barre de mille cas de contamination confirmés au coronavirus ayant été franchie, en effet, jeudi dernier, pour atteindre les 1109 nouveaux cas confirmés selon le ministère de la Santé, avec la persistance du non-respect des mesure barrières et à l’approche des fêtes de l’Aïd El-Adha, les jours et semaines à venir sont à craindre même si la campagne de vaccination connaît une affluence plus soutenue que les semaines précédentes. Si pour sa part, le président du SNPSP, Lyès Merabet, a averti, jeudi dernier « contre toute négligence dans le respect des mesures barrières contre la Covid-19 » il a affirmé que s’il y a un sursaut dans le respect, par les citoyens, des mesures barrières, « nous pouvons contrôler la situation dans les deux semaines, où nous assisterons au pic des infections, sinon la recrudescence ira crescendo dans les semaines à venir » non sans conséquences dramatiques et insoutenables. La reprise des contaminations à la Covid-19 étant «alarmante», avertit le Pr Rachid Belhadj, le nombre de contaminations continue d’être en forte hausse depuis plusieurs semaines, avec la multiplication des variants Delta et Alpha, qui sont plus rapides dans la contagion et plus mortels. Plongées au quotidien, ces dernières semaines, dans un rythme insoutenable, face au nombre croissant des patients covid-19, les blouses blanches mobilisés, depuis plus d’une année et demi, sont davantage inquiets de voir le pire arrivé dans les semaines à venir, si l’incivisme et le relâchement persistent, alors qu’ils qualifient la situation sanitaire ces derniers jours « critique et alarmante ». Même si la tutelle assure que les moyens sont et seront mobilisés, notamment concernant les capacités d’accueil des personnes contaminées, le ministre de la Santé a exprimé son inquiétude « extrême » face aux besoins en oxygène, avec la hausse du nombre de patients Covid-19, dans les soins intensifs, estimée à 49 personnes lequel risque, malheureusement, de connaitre une hausse et donc encore un risque de voir le nombre de décès élevé, si le sursaut des citoyens, dont a fait part le président du SNPSP, Lyès Merabet, ne verra pas dans les heures et jours à venir. avec tous les efforts et le travail qui se fait pour pouvoir face à toute éventuelle situation sanitaire dramatique, il est urgent de procéder à davantage de multiplication des centres de vaccination, notamment des points accessibles au grand public, par la mobilisation d’autres ressources humaines, dont les étudiants en médecine, d’autant plus que ces jours-ci coïncident avec la vague de la vaccination de la deuxième dose du vaccin.
L’opération qui s’inscrit dans la durée avec l’afflux grandissant des citoyens ces derniers jours avec un rythme soutenue, devrait être selon le personnel mobilisé sur le terrain, par la multiplication de points de vaccination et la mobilisation de nouvelles capacités humaines, comme ce fut le cas dans d’autres pays, ce qui permettra d’atteindre de nombreux objectifs, dont réduire les cas de contaminations : ce qui allégera nos hôpitaux, hausse du nombre de vaccinés en un laps de temps réduit et ainsi atteindre plus tôt le taux espéré de l’immunité ce qui assurera une entrée sociale dans des conditions confortables et éviter un confinement si la situation devenait dramatique et insoutenable. Mobilisés, depuis février 2020 dernier, les professionnels de santé, rappellent Lyès Merabet, «  continue de l’être » et après avoir fait face, tient-il à souligner , à la première et seconde vague du nombre de contamination inquiétant de «  manière récurrente maintenant une troisième vague est en train de faire des ravages malheureusement avec beaucoup de pression sur les structures de santé » et par conséquent, a-t-il poursuivi « cette pression s’exerce directement sur les professionnels du secteur ». Le Dr Merabet s’inquiète et de dire que «  la liste des professionnels de santé qui succombent au virus reste ouverte malheureusement et chaque jour s’y ajoutent de nouvelles victimes ». et pour préserver les professionnels de santé, il réitère « l’obligation du respect des mesures barrière ». Insiste sur la charge du travail imposée au corps médical qui, en plus d’être mobilisés pour la prise en charge de la pandémie, les professionnels de santé sont également sur un autre front : celui de réussir le défi de la vaccination » ce qui fait aussi « augmenter « la pression sur le personnel à ce niveau-là » notamment en ces derniers jours, constatant que de plus en plus de citoyens « sont convaincus par cet acte responsable, civique et patriotique, de se faire vacciner ».
Il appelle l’implication de l’ensemble des personnels de la santé publique ainsi les praticiens privés dans l’opération de vaccination, pour atteindre l’objectif, de 20 millions d’Algériens vaccinés d’ici la fin de l’année.
Karima Bennour