Accueil À LA UNE ESPAGNE, ITALIE, ET ALLEMAGNE : Ça marche bien avec l’Algérie

ESPAGNE, ITALIE, ET ALLEMAGNE : Ça marche bien avec l’Algérie

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En occupant une place de premier plan comme fournisseur fiable et crédible de gaz naturel à l’Espagne, à l’Italie ainsi qu’à l’Allemagne, l’Algérie a construit avec ces trois pays de l’Union européenne des relations économiques très étroites qui tendent progressivement à dépasser le secteur de l’énergie pour gagner d’autres filières.
C’est ce qu’a confirmé la visite et d’amitié effectuée lundi en Algérie par le président du Gouvernement d’Espagne, Pedro Sanchez, qualifiée par le président Abdelmadjid Tebboune d' »étape cruciale et majeure pour la préparation de la 8e session de la réunion de haut niveau algéro-espagnole, prévue en automne prochain ». En marge de cette visite, le président de la République a reçu, au siège de la Présidence, des chefs d’entreprises espagnoles activant dans divers secteurs. La rencontre a permis d’évoquer le renforcement des perspectives de partenariat entre les entreprises algériennes et leurs homologues espagnoles, lesquels ont manifesté leur intérêt pour les opportunités d’investissement prometteuses offertes en Algérie. Lors de la 57e édition de la Foire internationale d’Alger (FIA), les opérateurs espagnols présents à cette manifestation économique avaient évoqué les perspectives prometteuses pour le renforcement du partenariat entre les deux pays grâce à l’élargissement des opportunités d’investissement et de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques dans l’industrie, les services, la formation et les nouvelles technologies. Il s’agit notamment des secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des énergies renouvelables, de l’aquaculture et de l’industrie pharmaceutique, mais aussi de projets communs dans la production de médicaments en Algérie, la production de pièces de rechange, d’équipement industriel, de véhicules, et la sous-traitance industrielle, entre autres filières à forte valeur ajoutée. Les opérateurs concernés parlent également de secteurs comme le transport, les nouvelles technologies et les télécommunications. L’objectif est de développer des partenariats dans les technologies avancées, comme les systèmes de transport intelligents, la gestion de la mobilité aérienne, l’intelligence artificielle et la cyber-sécurité. Avec l’Allemagne, c’est la toute récente visite du président Tebboune,à Berlin, qui a mis en évidence les accords algéro-allemands « dans la production de l’hydrogène vert, du gaz et de l’hélium, l’industrie automobile, la mécanique et d’autres domaines ». Selon les chiffres officiels, le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne avait atteint près de 3 milliards de dollars en 2025, en hausse par rapport à 2024, où il s’était établi à 1,74 milliard de dollars. En 2025, l’Allemagne occupait la 9e place dans le classement des partenaires, la 4e parmi les fournisseurs et la 16e parmi les clients. Plusieurs accords et mémorandums d’entente portant sur des secteurs stratégiques prometteurs ont été signés lors des travaux du Forum économique algéro-allemand qui s’est tenu vendredi 17 juillet à Berlin. Cependant, le fait marquant dans les relations algéro-allemandes a été la livraison de la première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) par Sonatrach à destination de l’Allemagne, dans le cadre de la stratégie de diversification des exportations gazières de la compagnie. Sonatrach a fait savoir qu’elle entend poursuivre le développement de ses exportations vers ce marché. Dans le même sens, le groupe Sonatrach et la compagnie allemande VNG ont signé un contrat d’approvisionnement en gaz naturel, dans le cadre de la visite officielle effectuée en Allemagne par le président Tebboune. Quant aux relations algéro-italiennes, elles ont été évoquées tout récemment par la nouvelle ambassadrice de l’Italie, Mme Alessandra Schiavo, dans une déclaration à l’issue de la remise de ses lettres de créances au président Tebboune. Mme Schiavo a rappelé que « 150 entreprises italiennes activent actuellement en Algérie » et « d’autres entreprises italiennes sont prêtes à investir dans plusieurs secteurs d’intérêt commun, notamment les transports, les télécommunications, la numérisation et le tourisme ».
M’hamed Rebah

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