Le Pen

Elle s’inspire de la haine de son père contre l’Algérie indépendante : La patronne du RN persiste à ramer à contre sens de l’Histoire

Même si pour l’extrême droite française, toute actualité liée au pays, située au sud de la Méditerranée, l’Algérie, en l’occurrence vise à faire tourner la manivelle de sa machine politique, en lançant des déclarations ici et là, pour galvaniser les nostalgiques de la France coloniale, pensant ainsi faire entendre leurs voix, ils rament à contre sens de l’histoire, comme ce fut le cas, dans un passé récent, qui a vu le père de Marine Le Pen, contraint de quitter l’Algérie, car le peuple algérien a décidé qu’il en soit ainsi, en décrétant la fin du système colonial, dans son pays. Honorer les martyrs, les guerriers, les combattants des chemins de la Liberté, les femmes, hommes et même enfants, ayant fait preuve de bravoure et de résistance contre le système colonial français, en Algérie, ne peut ne pas être la cible d’attaques de la part de Marine le Pen, la patronne de l’extrême droite française. L’Algérie qui vient à l’occasion de la célébration du 58eme anniversaire de son indépendance, marquer cet évènement historique, par le rapatriement des 24 crânes de résistants algériens, pour être enterrés dans la terre pour laquelle ils se sont battus contre les envahisseurs venus d’ailleurs et de surcroît parmi leurs compagnons tombés en martyrs tout au long du combat libérateur du peuple algérien, que les yeux des générations d’aujourd’hui et futures veilleront sur le legs qu’ils leur ont laissé. Une jeunesse qui pour la fille du tortionnaire, Marine Le Pen, arrivé, à Alger, en 1957, un an après le départ, en 1956, sur Paris, d’un autre tortionnaire Maurice Papon, alors préfet à Constantine, allait plonger le pays dans le chaos, selon le tweet de Marine le Pen, dans sa réaction suite au décès de l’ex-chef d’état-major de l’ANP, le général Ahmed Gaïd Salah. Faisant abstraction de l’émerveillement exprimé, à travers le monde, des manifestations pacifiques du mouvement citoyen populaire pour le changement, initiées par la jeunesse algérienne, affichant et brandissant les portraits des valeureux martyrs de la révolution contre la colonisation française. Ne voyant pas l’embrasement du pays, elle rebondit, dans un tweet, dans lequel elle dit «les dirigeants algériens demandent des excuses pour le passé, afin de masquer le présent », pensant ainsi esquiver les questions des faits historiques avérés, sur la barbarie et non la civilisation du système colonial en Algérie. Une posture qui est sienne, même sur les questions liées à l’histoire de son pays, elle qui a du mal à se retrouver sous les feux des projecteurs des médias, quand l’opinion française, historiens, classe politique et autres évoquent la prise de Paris par le fascisme allemand d’Hitler, grâce à l’aide d’acteurs et des figures du courant de l’extrême droite française.

MARINE LE PEN, VERSION NOUVELLE DE L’OAS, DE PAPON ET DU DISCOURS NOSTALGIQUE DE L’ALGÉRIE « FRANÇAISE » DONT CELUI DU TORTIONNAIRE, SON PÈRE JEAN MARIE LE PEN
Ne ratant pas l’occasion de dédouaner les actes barbares du préfet de police de Paris à partir de mars 1958, qui n’est autre que le sinistre Maurice Papon, l’un des instigateurs de la répression sanglante des manifestations pacifiques des algériens d’octobre 1961, refusant d’être traités, comme des « indigènes » en France, en leur interdisant de circuler le soir, à partir de 19H, puis dans celle du 8 février 1962, organisée par le Parti communiste français (PCF) pour protester contre l’Organisation de l’armée secrète (OAS) et ses massacres, en Algérie, une barbarie pensant stopper la volonté du peuple algérien à accéder à sa liberté et à recouvrir l’ indépendance de son pays, après plus d’un siècle de la présence française, en Algérie.
La présidente du parti de l’extrême droite, en France, l’ex-Front national, actualisé, Rassemblement national, Marine Le Pen, qui a eu déjà à être acculée, par les conséquences de la décision de justice, prononcée en faveur du quotidien Le Monde, pour des articles parus en 2002, faisant état de véracité des témoignages concordant de la participation de son père, à la torture d’algériens pendant la Guerre de libération de Novembre 1954. La 17e chambre correctionnelle de Paris, a reconnu « la crédibilité » des faits, suivis par la décision de relaxe du quotidien français, en juin 2003, et a débouté Jean-Marie Le Pen de ses poursuites en diffamation, contre le journal le Monde. Comme les faits sont têtus, le rapatriement des crânes de nos valeureux combattants et résistants contre la colonisation française a été aussi l’occasion pour les générations actuelles, à travers le monde, de voir les atrocités et les crimes contre l’humanité commis par la France coloniale en Algérie, puisque l’évènement historique vécu par les algériens, les 3, 4 et 5 juillet derniers a été suivi, à travers le monde. Un rapatriement de nos valeureux guerriers, qui se sont révoltés contre la soumission et la tyrannie de l’empire colonial français, que les générations d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, manifestent leur reconnaissance, aux martyrs des combats contre l’esclavagisme, les expéditions coloniales, jusqu’à exiger à bannir ceux qui ont été leurs visages, refusant tout discours haineux ou nostalgique à ces temps maudits par l’histoire de l’humanité, dont celui de Marine Le Pen.
Persistant à aller à contre sens de l’histoire, comme ce fut le cas pour son père, arrivé en 1957, pour faire triompher « l’Algérie française » avant qu’il la quitte quelques années plus tard, car le peuple algérien a décidé de donner la cadence du cours de son histoire, Marine le Pen persiste à s’adosser sur un discours politicien révolu, pour continuer à exister, alors que la terre bouge sous ses pieds, non seulement dans sa famille politique, mais surtout par les mutations et les décantations en cours au sein de la société et la classe politique en France. elle devrait consulter les archives de la colonisation française en Algérie et ailleurs, encore détenues par la France, pour peut-être se rendre compte des pratiques auxquelles à eu recours le système colonial pour se maintenir en Algérie, la torture, les enfumades, la déportation, le viol, les essais nucléaires, la décapitation, les assassinats, notamment par l’usage de la guillotine et la dilapidation des richesses naturelles etc… d’algériennes et d’algériens, de 1830, jusqu’à 1962,date sonnant la fin de la nuit coloniale en Algérie, soufflant sa liberté aux autres peuples africains colonisés.
Karima Bennour