DROIT À L’AUTODÉTERMINATION DU PEUPLE SAHRAOUI : Le PCF dénonce « les blocages » au Conseil de sécurité

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Le Parti communiste français (PCF) a dénoncé l’impasse diplomatique au Conseil de sécurité des Nations unies autour du renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), estimant que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ne saurait être sacrifié aux rapports de force entre grandes puissances.
Dans un communiqué publié le 31 octobre, le parti français a exprimé sa vive préoccupation à la suite des vetos russe et américain ayant successivement bloqué le projet de résolution présenté par Washington et le texte alternatif proposé par Moscou. Ces blocages ont empêché le renouvellement du mandat de la MINURSO, plongeant ainsi l’avenir de cette mission onusienne dans l’incertitude. Pour le PCF, cette situation témoigne des profondes divisions entre les grandes puissances et de leur incapacité à faire prévaloir une solution politique conforme au droit international. Le parti a rappelé, dans ce contexte, que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome inscrit sur la liste des Nations unies et dont le processus de décolonisation reste inachevé. Il a ainsi réaffirmé que le peuple sahraoui doit pouvoir exercer librement son droit à l’autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions internationales. Le PCF a également rejeté toute tentative d’imposer le plan d’autonomie marocain sous souveraineté marocaine comme unique cadre de négociation, soulignant qu’aucune solution durable ne peut être imposée au peuple sahraoui, ni décidée à sa place.
Le parti a, par ailleurs, exprimé ses regrets concernant le soutien de la France au projet de résolution américain. Il a estimé que la position de Paris, qui inscrit la question du Sahara occidental dans le cadre de la souveraineté marocaine, s’éloigne des exigences du droit international et contribue à fragiliser les perspectives d’un règlement juste et mutuellement acceptable. S’agissant de l’avenir de la MINURSO, le PCF a insisté sur l’impératif de préserver cette mission onusienne, dont la présence demeure essentielle à la stabilité régionale, à la surveillance du cessez-le-feu et au maintien des conditions nécessaires à un règlement politique du conflit.
Il a, dans ce sens, appelé les Nations unies à prendre une initiative urgente pour garantir la continuité de la mission et relancer un processus politique crédible sous leur égide, associant les parties concernées et respectant pleinement le droit du peuple sahraoui à décider librement de son avenir. « La paix ne se construira ni par les rapports de force ni par les faits accomplis », a conclu le PCF, réaffirmant que le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes constitue une condition fondamentale pour parvenir à une paix durable au Sahara occidental.
M. Seghilani