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Dernier site d’assemblage automobile en Île-de-France : Manifestations des salariés de l’usine Stellantis de Poissy 

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Face à l’arrêt programmé de la production automobile à Poissy et aux surcapacités en Europe, plusieurs centaines de salariés de Stellantis ont manifesté jeudi dernier,  pour défendre leurs postes d’emplois dans le secteur de  l’industrie automobile française en crise. Les ouvriers  de l’usine Stellantis de Poissy,  , dernier site d’assemblage automobile en Île-de-France, ont défilé jeudi  dans les rues de la commune des Yvelines. À l’appel de la CGT, de SUD et de l’Unsa, ils protestaient contre l’annonce de la fin de la production de véhicules d’ici 2028, avec un passage à des activités de pièces détachées et de déconstruction. La direction promet le maintien d’environ 1 200 emplois sur 2 000, mais les syndicats contestataires dénoncent jusqu’à 900 suppressions nettes. « Ça fait 80 ans qu’on fabrique des voitures. On ne va pas laisser mourir l’usine comme ça. » Les ouvriers de Stellantis entendent mobiliser l’opinion derrière leur combat, alors que le secteur automobile français se trouve au bord du précipice.  Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, a relayé le coup de gueule du syndicaliste SUD Jean-Pierre Mercier lors de la manifestation : « C’était une journée de mobilisation contre la fermeture programmée de l’usine Stellantis de Poissy. »

 « Chez Renault, jusqu’à 20 % des postes d’ingénieurs pourraient disparaître d’ici 2028 »

La mobilisation des travailleurs de Stellantis intervient dans un contexte plus large de restructuration dans le groupe. Confronté à des surcapacités de production en Europe, Stellantis envisagerait la cession ou la co-gestion de quatre usines, dont celles de Rennes (France), Cassino (Italie) et Madrid (Espagne). Des discussions auraient été engagées avec le constructeur chinois Dongfeng Motor Corporation, dont des délégations ont visité plusieurs sites. D’autres partenaires chinois pourraient être intéressés, dans le cadre d’accords de partage de capacités ou de technologies. La crise touche l’ensemble du secteur. Chez Renault, « jusqu’à 20 % des postes d’ingénieurs pourraient disparaître d’ici 2028 » selon des experts de l’industrie automobile, notamment celle de France et  en Italie, le ministre Adolfo Urso s’est dit « ouvert à des investisseurs étrangers pour sauver des sites comme Cassino ». Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, doit présenter son nouveau plan stratégique le 21 mai prochain , avec « un recentrage sur les marques phares », telle que  Peugeot, Fiat, Jeep et Ram.

R. I.    

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