Conseil national économique, social et environnemental

CONFÉRENCE SUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE D’AOÛT 2020 : Le CNESE évalue la mise en œuvre des recommandations

Le Conseil national économique, social et environnemental (Cnese) organise depuis hier jusqu’au 23 mai prochain des rencontres-débats consacrées au suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la conférence portant plan de relance pour une économie nouvelle en Algérie. Ces rencontres-débats regroupent les représentants des départements ministériels et institutions nationales, alors que les participants procèderont, notamment, à l’examen de l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations avec ses déclinaisons opérationnelles inhérentes aux mesures d’urgence et de court terme à fin 2021. Pour rappel, la conférence sur la relance économique, organisée les 18 et 19  août 2020, s’est soldée par des propositions de recommandations qui devaient être affinées avec un mode d’emploi pour chaque secteur afin d’introduire à petites doses des réformes dans l’optique d’une nouvelle économie nationale diversifiée. Une année après cette conférence, la plupart de ses recommandations n’ont pas été concrétisées ou appliquées sur le terrain.
Parmi les recommandations les plus importantes, l’on cite l’ouverture du capital de certaines banques et l’ouverture de banques spécialisées,  l’ouverture du capital de certaines entreprises publiques, voire même leur privatisation. Il a été également suggéré la révision de la politique des changes pour stimuler les exportations hors hydrocarbures, et la convergence des taux de change parallèle et officiel. Les propositions de l’atelier développement industriel se sont avérées aussi pertinentes. Elles ont suggéré la stabilité du cadre juridique de l’investissement, la coordination entre les différents secteurs concernés par l’acte économique, la concertation avec le patronat et les opérateurs en vue de finaliser le code des investissements. L’atelier développement des ressources énergétiques avait préconisé la conversion du parc automobile diesel qui constitue 70% du parc, la récupération des huiles usagées, l’optimisation de l’appareil de raffinage en vue de supprimer les importations de carburants en 2021 ainsi que l’ouverture de l’aval au secteur privé.
Ania Nch