CNAS : un nouveau système de gestion pour la prise en charge de l’appareillage

La Caisse nationale des assurances des travailleurs salariés (Cnas) a organisé, hier, au Centre familial de Ben-Aknoun, en coordination avec l’Office national des appareillages pour personnes handicapées (Onaaph), une journée nationale de sensibilisation sur la prévention des complications liées au diabète. Les intervenants ont souligné que l’objectif de la rencontre est de mettre en exergue la stratégie adoptée par la Sécurité sociale en matière de la prévention des maladies non transmissibles notamment la prise en charge des maladies diabétiques et des complications engendrées par cette pathologie. Dans sa présentation, le DG de la Cnas, Hassan Tidjani-Haddam a rappelé que son institution a signé plusieurs conventions, notamment, avec l’Onaaph afin d’assurer une prise en charge à 100% aux diabétiques des appareillages qui contribuent à une meilleure prise en charge du diabète. À ce titre, tout diabétique va bénéficier d’une couverture sociale pour acquérir un appareil, et ce, en fonction de son complications ou son handicap. De surcroît, Tidjani-Haddam soulignant les efforts de son institution dans la perspective d’assurer une meilleure prise en charge à cette catégorie de malades, le DG a affirmé que dans le cadre de l’amélioration des procédures administratives au profit des assurés et leurs ayants droit, la Cnas a mis en place un système intégré de gestion de l’appareillage baptisé «Sigap». Plus explicite, Tidjani-Haddam a affirmé que «ce système permet au handicapé, notamment le malade diabétique la possibilité de se rapprocher des structures de l’Onaaph réparties sur le territoire national, sans avoir à s’orienter vers le centre d’affiliation». «La Cnas a mis à la disposition des personnes handicapées plusieurs facilités, dont la création du système le Sigap. Ce dernier permet d’acquérir l’appareil nécessaire auprès de l’Onaaph, à travers toutes les wilayas du pays. Or, à l’époque, il devait se déplacer auprès de l’agence Cnas à laquelle il est affilié», a encore expliqué le DG, qui soutient que le nouveau système contribue à l’allègement des procédures. Le DG a, en sus, affirmé que la rencontre d’hier s’inscrit dans le cadre de la vaste campagne de sensibilisation lancée par la Cnas à la veille du mois du Ramadhan, qui vise à prévenir quant aux risques de complication du diabète, essentiellement durant le mois du jeûne. Pour ce qui est du nombre de personnes ayant bénéficié d’une prise en charge par l’Onaaph, Tidjani-Haddam a révélé que plus de 16 000 assurés sociaux ont été dénombrés jusqu’au 31 mars 2016, pour un montant de plus de 70 milliards de centimes. S’agissant de la prise en charge des personnes handicapées par le secteur privé, il a révélé que la Cnas a délivré plus de 9 600 prises en charge, durant la même période, pour un montant de plus de 14 milliards de centimes. Dans un autre sillage, s’agissant de la prise en charge du diabète et ses complications, qui sont assurées par la Cnas, Tidjani-Haddam a affirmé qu’une augmentation constante est enregistrée. En effet, la Cnas est passée de 53 000 prises en charge délivrées pour l’appareillage, d’une valeur globale de 1 milliard 400 millions de centimes en 2012 à 103 000 pour une valeur de 3 milliards 400 millions de centimes en 2015. Pour sa part, Fatah Djellal, directeur général de l’Onaaph, a souligné que la maladie du diabète devrait être traitée comme étant un problème de santé publique. Soulignant la qualité des produits délivrés par l’Onaaph, le DG de cet organisme a rappelé que, durant les cinq dernières années, plus de 4 845 nouveaux appareillés ont été enregistrés, soit une moyenne de 950 cas annuellement. Ainsi, il a expliqué qu’en analysant l’origine des amputations en remontant dans les dossiers des patients, «80% sont dus au diabète». Les patients qui ont été appareillés par l’Onaaph ces cinq dernières s’élève à 14 000, a encore précisé Fatah Djellal.
Lamia Boufassa