CANDIDATURE DU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA : Guitouni et Houda Feraoune s’abstiennent de tout commentaire

Ni le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, ni sa collègue de la Poste des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Houda Imane Feraoun, n’ont pas voulu émettre des déclarations, hier, devant la presse, lors de l’ouverture d’un workshop dédié à la digitalisation dans le secteur des hydrocarbures, au siège de Sonatrach à Alger, sur la candidature du Président Bouteflika.

Les deux représentants du gouvernement ont évité les questions des journalistes, portant également sur les marches inititées à travers le pays et s’opposant à la candidature du Président sortant.
En effet, à cette occasion, Guitouni s’est contenté seulement de prononcer son discours sur son secteur de prédilection. Il a indiqué que « le choix du thème de la numérisation pour ce séminaire est à ce titre tout à fait judicieux », précisant que « la numérisation est en train de modifier profondément le paysage énergétique, de l’amont jusqu’au niveau du consommateur final. » Il ajoute « le Président de la République Abdelaziz Bouteflika n’a jamais cessé d’exhorter tous les secteurs à développer des plans d’action pour des investissements dans les nouvelles technologies et dans la formation des ressources humaines pour les maîtriser et les développer », s’est-il prononcé lors de son allocution.
Parmi les facteurs dont la numérisation a contribué à l’évolution du secteur de l’Énergie, le ministre a cité quatre points qui lui paraissent importants, il évoquera la réduction drastique des coûts des composants électroniques et du stockage de données. La disponibilité de capteurs à bas coût et de plus en plus miniaturisés et performants. L’avènement de standards radioélectriques de haute performance, permettant la mobilité et l’échange de données, et en fin l’amélioration de la capacité des batteries et de l’algorithmique. Mustapha Guitouni a, par ailleurs, affirmé que « l’évolution du secteur va continuer à s’accélérer », en soutenant que « selon l’agence internationale de l’énergie, l’utilisation des technologies digitales existantes et émergeantes pourraient augmenter les réserves mondiales techniquement récupérables de 3% pour le pétrole et de 15% pour le gaz non conventionnel », a-t-il dit. En sus, le ministre de l’Energie a fait savoir que « l’étude de faisabilité qui fut à la base de la création de l’institut de recherche du gaz a également démontré que la numérisation des processus, l’analyse avancée des données, le benchmarking, la robotique, l’automatisation et la connectivité peuvent conduire à dégager des plus values substantielles. » Elles permettent, poursuit-il « une meilleure connaissance et maîtrise des opérations, de faciliter la prise de décision, réduire les temps d’arrêt et les accidents. En résumé, elles ont le potentiel de réduire les coûts et d’améliorer la valeur ajoutée de notre activité », précisera Guitouni tout en signalant que « les avantages de la numérisation sont également nombreux dans le secteur de l’électricité, le plus important étant de faciliter dans le futur l’intégration dans le réseau de sources d’énergies renouvelables, qui sont par nature variables et intermittentes. Un défi d’autant plus important que notre plan est fort prometteur en matière d’énergie solaire et éolienne.» Pis encore, le ministre n’a pas raté l’occasion de rappelé qu’« il attend des résultats probants, lors de la réunion inaugurale du Comité scientifique de l’Institut de recherche du gaz du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), qui aura lieu aujourd’hui à Alger », a-t-il souligné. Lors de son intervention, Guitouni a affirmé que, les membres du GECF ont décidé de créer un Institut de recherche du gaz, basé en Algérie, et qui couvrira des domaines de recherche diversifiés, l’un d’eux étant celui de la numération et de l’analyse de données.
Med Wali