Benflis s’insurge contre les mesures d’austérité du gouvernement

Le mouvement El-Islah a organisé, hier à l’hôtel ‘’Soummam’’, une rencontre pour discuter de la situation sociopolitique du pays, et celle prévalant dans le monde arabe, à l’orée de l’expérience démocratique. Le président du mouvement El-Islah, Djahid Younsi, a réuni, à cet effet, Ali Benflis, ancien candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014, Djamel Ben Abdeslam, président du Front de l’Algérie nouvelle, Tahar Benbaïbeche, président du parti El-Fadjr El- Djadid) et Noureddine Bahbouh, président de l’Union des forces démocratiques, ainsi que des invités venus du Maroc et de la Tunisie. Les intervenants ont convergé dans leurs interventions sur la nécessité de mobiliser les populations pour opérer, d’une manière pacifique, le changement démocratique tant espéré. Ces derniers ont tenté d’expliquer les raisons de l’échec constaté dans le monde arabe, lors des ‘’Révolutions, dites du printemps arabe‘’, tout en saluant la réussite de la République tunisienne. La situation prévalant dans le pays est mise au vitriol par les présidents des partis présents qui ont critiqué la mauvaise gestion du pouvoir. Ali Benflis qui a tracé un tableau noir de la situation générale du pays a dénoncé, avec virulence, les dernières mesures prises par le pouvoir, après la chute des prix du pétrole. «Les tenants du pouvoir tentent, comme d’habitude, de minimiser la vérité sur l’ampleur de cette crise, en tentant de cacher soigneusement ses retombées néfastes sur le pouvoir d’achat du peuple», lancera-t-il. L’absence de rigueur et clairvoyance dans l’analyse et les retombées de la crise conduisent nos gouvernants à improviser des solutions de facilité qui, le plus souvent, multiplient les difficultés des répercussions de la crise énergétique mondiale actuelle sur l’économie algérienne», en dénonçant les mesures d’austérité prises par le gouvernement, dont les conséquences seront néfastes sur les couches sociales. Abordant le volet économique du pays, l’ex-candidat à l’élection présidentielle n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer la stagnation de l’économie, depuis l’année 1999, voire même la régression, et cela malgré une dépense Gastronomique dépassant les 700 milliards de dollars.

«Aucune amélioration n’a été constatée, ni dans le secteur de la santé, ni dans l’agriculture, et encore moins dans celui relatif à l’industrie», critiquera-t-il, en ajoutant que la situation était plus stable économiquement avant 1999, où le PIB était de 8,5%, alors que, maintenant, il n’est qu’à 4,5%. Revenant sur le thème de la conférence organisée par le parti d’El-Islah, portant sur «L’Expérience démocratique dans les pays arabes», l’ex-chef de gouvernement a souligné que l’objectif est d’entamer un processus adéquat de réformes pour conduire notre pays vers un véritable développement politique, économique et social, et cela dans un esprit de dialogue et de sérénité, loin de toute surenchère et démagogie, insistera-t-il. B. Khider

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