benflis

Benflis, à partir de M’Sila : « C’est au peuple algérien de régler ses problèmes internes et non aux puissances étrangères »

Le candidat du parti Talaïe El Hourriet, pour la présidentielle du 12 décembre prochain Ali Benflis, a animé dans la matinée d’hier, un meeting populaire à M’sila, lors duquel il a déclaré « S’il y a une urgence politique, économique et sociale, il y a aussi une urgence diplomatique «promettant une refonte dans le secteur de la diplomatie, dans le cadre de sa campagne élection, hier à M’Sila, avant de se rendre à Bordj Bou-Arréridj.
Si l’ex-chef de gouvernement a, cette habitude, lors de ses premiers meetings populaires, d’évoquer, en premier lieu, les caractéristiques de la région visitée et ses différents aspects géographiques et autres, le candidat Benflis, a tout bonnement dérogé à la règle, hier, à M’Sila. Le candidat a axé l’essentiel de son intervention devant l’assistance sur la diplomatie et la politique étrangère du pays, qui selon lui, doit être «revue et adaptée aux perpétuelles  mutations et le climat électrique qui marque la scène internationale» dira-t-il. Promettant de mettre un terme au clientélisme et favoritisme, qui selon lui, a été un mode gestion, dans ce secteur, le candidat Ali Benflis s’est engagé s’il venait à être élu, de procéder à la révision du traité d’association avec l’Union européenne et d’un nombre important de clauses ratifiées pour faire en sorte, a t-il expliqué, que «chaque partie protège et défend ses intérêts» sans manquer de lancer à l’adresse de l’UE, sans la citer «vous avez vos intérêts et nous avons les nôtres», a t-il encore enchaîné. La relance de l’Union maghrébine fait partie des points inscrits dans son programme en matière de politique étrangère du pays. Il a évoqué, plus loin, également, la relance de nos relations avec le monde, déclarant que «L’Algérie a un grand rôle diplomatique à jouer  sur la scène arabe» a souligné le candidat Benflis, qui s’érige contre la politique de «la privatisation et de personnification de la politique étrangère du pays». Par ailleurs, l’ex-chef du gouvernement s’est élevé, dans son discours contre ce qu’il qualifie d’«ingérence étrangère  dans les affaires internes du pays» affirmant que «c’est au peuple algérien de régler toutes les questions internes du pays» et non pas «par des puissances étrangères» a-t-il précisé. Pour contrecarrer toutes velléités étrangères, le candidat Benflis affirme que «l’unité du peuple algérien et sa cohésion sont les seuls remparts contre les différentes ingérences étrangères», indiquant avec insistance que «les pays doivent se traiter d’égal à égal et dans un respect  mutuel», estimant que c’est dans la nature des choses que chacun défend ses propres intérêts  et par conséquent, il est du droit de l’Algérie de faire de même» a soutenu Ali Benflis. Et dans le sillage de la réforme de la Constitution et l’édification d’un État de droit, inscrit dans son programme, il dira que la nouvelle Assemblée populaire «aura son mot à dire sur les questions diplomatiques du pays» a fait savoir, Benflis. Après la wilaya de M’sila, le candidat des avant-gardes des libertés , s’est rendu dans la wilaya de Bordj Bou- Arréridj, pour animer un second meeting, de sa journée de campagne électorale, hier.
Brahim Oubellil