Zeghmati

BELKACEM ZEGHMATI SUPPLANTE SLIMANE BRAHMI : Le département de la Justice change de main

L’information est tombée comme un couperet, hier. Le chef de l’État Abdelkader Bensalah a démis de ses fonctions Slimane Brahmi, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui a été remplacé par Belkacem Zeghmati. Cette décision a été confirmée, hier, par l’Agence de presse nationale, citant un communiqué de la présidence de la République.

Également, le document a précisé que le chef de l’État, a nommé, Mohamed Zoughar, secrétaire général du ministère de la Justice, en remplacement de Samir Bourehil, dont il a été mis fin à ses fonctions en cette qualité. Selon la même source, les décisions prises par Bensalah sont intervenues après consultation du Premier ministre Noureddine Bedoui. Il est utile de rappeler que Slimane Brahmi occupait le poste de ministre depuis le 31 mars dernier, lors de la nomination d’un nouveau gouvernement par l’ex-président Bouteflika, soit deux jours avant que le locataire d’El-Mouradia ne quitte définitivement le pouvoir. Il convient de rappeler, entre autres, que Belkacem Zeghmati est revenu au-devant de la scène le 16 mai dernier quand il a été désigné comme procureur de la Cour d’Alger, par le Chef de l’État par intérim. Zeghmati a rejoint le corps des magistrats en 1981 pour occuper par la suite plusieurs responsabilités, dont le poste de Procureur général des Cours de Batna, de Sétif, d’Oran et d’Alger. Avant de revenir à la tête de la Cour d’Alger, le dernier poste occupé par Zeghmati était le poste d’avocat général près la Cour suprême. Il est surtout connu pour être l’auteur du mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Énergie Chakib Khelil, en 2013, lorsqu’il occupait le poste de procureur général de la Cour d’Alger, avant d’être limogé par l’ex-président de la République, le 21 septembre 2015. Rappelons, dans ce sens, que les dossiers de poursuites judiciaires contre Chakib Khelil ont été transmis à la Cour suprême, la dernière semaine du mois d’avril. Selon un communiqué diffusé par cette instance judiciaire, «les dossiers portent sur des affaires liées aux infractions au change et le transfert des capitaux de et vers l’Algérie» et sur «la conclusion des contrats de la Sonatrach avec deux entreprises étrangères». Ces mesures sont prises en vertu de l’article 573 du Code de procédure pénale, selon les précisions de ladite Cour.
Lamia B.