Accueil ACTUALITÉ PROTECTION DES CIVILS ET DES HUMANITAIRES : 10 pays exigent le respect...

PROTECTION DES CIVILS ET DES HUMANITAIRES : 10 pays exigent le respect du droit international au Liban

0

Dix États, dont le Royaume-Uni, ont lancé un appel conjoint pour renforcer la protection des travailleurs humanitaires au Liban et garantir le respect du droit international, dans un contexte de détérioration rapide de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays. Dans une déclaration commune publiée mardi, Royaume-Uni, Canada, Australie, Brésil, Colombie, Indonésie, Japon, Jordanie, Sierra Leone et Suisse ont exprimé leur « profonde inquiétude » face à l’aggravation de la crise humanitaire au Liban et à l’augmentation des déplacements de civils. Les signataires ont salué les efforts en faveur d’une désescalade, évoquant notamment une trêve convenue entre plusieurs parties, tout en appelant à mettre fin durablement aux hostilités et à toute forme d’attaque contre les civils et les infrastructures civiles. Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes se sont intensifiées au Liban, malgré des annonces de cessez-le-feu partiel relayées début avril par plusieurs acteurs internationaux. Les opérations militaires ont provoqué des pertes humaines considérables et un déplacement massif de population. Selon les chiffres évoqués dans le contexte de ce conflit, les violences ont fait environ 2 124 morts, 6 921 blessés et plus d’un million de déplacés, aggravant une situation humanitaire déjà critique. Les dix pays insistent particulièrement sur la nécessité de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires, qui interviennent auprès des populations les plus vulnérables. Ils demandent également l’arrêt immédiat des attaques mettant en danger leur mission. « Les travailleurs humanitaires doivent être protégés et respectés en toutes circonstances », souligne la déclaration, qui rappelle que le respect du droit international est essentiel pour préserver la dignité humaine et permettre l’acheminement de l’aide. La déclaration met également en garde contre la multiplication des attaques visant les équipes humanitaires, appelant l’ensemble des parties au conflit à respecter strictement les règles internationales. Dans ce cadre, le sous-secrétaire général des Nations unies aux affaires humanitaires, Tom Fletcher, a indiqué qu’en 2025 au moins 326 travailleurs humanitaires ont été tués dans 21 pays. De son côté, la représentante du Comité international de la Croix-Rouge à l’ONU à New York, Élise Moschini, a alerté sur les pertes enregistrées parmi les personnels du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge dans plusieurs zones de conflit, notamment au Liban, à Ghaza, en Iran, au Soudan, ainsi que dans le contexte de la guerre entre l’Ukraine et la Russie. Les États signataires ont conclu leur déclaration en réaffirmant leur engagement à poursuivre leurs efforts conjoints afin de garantir que les acteurs humanitaires puissent continuer à sauver des vies sans être eux-mêmes exposés au danger.
M.S.

Article précédentLigue 1 (27e journée) : Le leader en péril à Constantine
Article suivantINDUSTRIE : Un dispositif numérique pour gérer l’approvisionnement