Ait Hamouda et Habet Hannachi

AUDITIONNES HIER PAR LE PROCUREUR PRES LE TRIBUNAL DE SIDI M’HAMED : Aït Hamouda présenté devant le juge et Hannachi relâché

La polémique née des propos à l’encontre de l’émir Abdelkader tenus par l’ex-député Noureddine Aït Hamouda sur la chaîne de télévision El-Hayat TV, a franchi une nouvelle étape pour arriver dans les couloirs de la justice. Les déclarations controversées du fils du colonnel Amirouche remontent à jeudi dernier, lorsqu’il a tenu des propos peu amènes sur l’émir Abdelkader, l’accusant d’avoir « vendu l’Algérie à la France », en sus d’avoir rangé le défunt Houari Boumediène et Abdehamid Ben Badis, précurseur de l’association des oulémas musulmans algériens, dans la même veine. Le lendemain, un collectif d’avocats, élargi, aujourd’hui à sept membres, s’est constitué au profit des membres de la descendance de l’émir Abdelkader en plus d’une trentaine d’autres plaignants de la partie civile. Après avoir porté l’affaire devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger, les deux mis en cause, à savoir Noureddine Aït Hamouda et le directeur d’El-Hayat TV ont été arrêtés samedi et devaient être présentés hier même devant le procureur de la République. Ce qui fut fait à en croire l’un des membres du collectif de la défense, l’avocat Lahcen Touati, lequel a affirmé que le premier cité dans cette affaire a été auditionné par le procureur près le Tribunal de Sidi M’hamed, alors que rien n’a filtré au sujet du deuxième. Selon cet avocat, l’enquête « a été ouverte » et le dossier « a été adressé » au Parquet. Mais, avant, précise le même avocat, les accusés ont été présentés, hier, vers 16 heures et 17 heures, au niveau de la police judiciaire à Alger, où ils ont été auditionnés, ainsi que d’autres membres de la partie civile, dans le cadre de l’enquête. Quant aux griefs retenus contre l’accusé, selon maître Touati, ils se rapportent essentiellement à l’« offense » à l’égard des figures et symboles de la Révolution, « insultes et mensonges » à l’encontre d’un ancien chef de l’État et des membres de leurs familles respectives.
F. Guellil