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AUCUN JOURNALISTE N’EST EN PRISON POUR SES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES : Distinguer l’info du … « renseignement »

Amar Belhimer, le ministre de la Communication, connait sans doute mieux que personnes les faces cachées et apparentes du microcosme du monde de la presse.

Professionnel dont les qualités ont été louées par le président Tebboune lui-même, il a dévoilé certains secrets d’alcôves en répliques aux attaques essuyées par le gouvernement depuis l’emprisonnement d’un individu qui, certes exerce le métier de journaliste, mais qui n’a été placé à l’ombre que pour des raisons absolument étrangères à cette profession, et à sa pratique.
« On ne met en avant que trois ou quatre journalistes en vue. Toujours les mêmes d’ailleurs, pour mieux en faire des martyrs de la liberté de l’information. Alors même que ces journalistes, en réalité des activistes et des professionnels de la subversion, sont distingués en raison de leurs attaques acharnées contre les symboles de l’État algérien ». Ce coup de gueule, venant de la part d’un ministre excédé par toutes les attaques essuyées par l’Algérie, est sans doute venu annoncer une sorte de changement de ton de la part d’Alger. Face aux gifles qu’on tente de lui administrer, elle ne tendra certainement pas l’autre joue. La récréation est bel et bien terminée. Il est temps que ces individus, qui se cachent derrière leur métier de journaliste pour jouir d’une incompréhensible impunité, pour porter atteinte à l’Algérie, se taisent enfin, arrêter de distiller leur immonde venin. Et c’est le président Tebboune lui-même qui en a fait l’annonce à la faveur de sa dernière rencontre avec des représentants de la presse. « Tandis que certains journalistes commettent des erreurs par manque de formation ou d’expérience et œuvrent à les rectifier, d’autres en commettent délibérément en s’appuyant sur des parties étrangères », s’est-il exclamé en effet. Le président Tebboune a exprimé, sur ce point, son étonnement quant aux pratiques de certains qui recourent au financement étranger pour « saboter les entreprises nationales, et mettre ensuite ce qui leur arrive dans la case de l’atteinte à la liberté d’expression ». Évoquant d’autres pays dits démocratiques, le président de la République a avancé « ces pays n’acceptent pas ce genre de choses, pourquoi je devrai les accepter moi sous prétexte que ces journalistes jouissent d’une protection étrangère. Ils n’ont qu’à aller voir ces parties pour les protéger ».
Il est question ici de l’emprisonnement de Khaled Drarni. Celui-ci est officiellement qualifié de « correspondant » de RSF, cette ONG qui ne nous veut pas que du bien, et qui a même été dirigée un temps par un personnage aveuglé par un contentieux historique lié à notre glorieuse guerre de Libération nationale. Drarni, en acceptant d’être l’« honorable collaborateur » de cette ONG, fait le choix délibéré de travailler contre les intérêts de son pays, de comploter contre celui-ci, dans le but inavoué de le faire plonger dans les cycles infernaux des printemps arabes, dont le dernier et instructif exemple nous vient de… Syrie. Toujours est-il qu’en se remémorant le coup de gueule de Belhimer, ainsi que les « faits d’armes » passés de cette ONG, on ne peut que s’en méfier, et se dire que Drarni n’a forcément pas été mis en prison pour ses seules activités professionnelles de journaliste. « Revenons à RSF dont nombre d’adhérents forcent le respect pour leur engagement sincère et désintéressé pour la défense de la liberté de la presse. Cette même organisation de Reporters sans frontières qui ne défend pas avec la même énergie et avec la même constance d’autres journalistes respectables dans d’autres pays, notamment arabes ou africains, alors même qu’ils sont bâillonnés et réellement harcelés. On sait que RSF, bien que ce soit une ONG, est un élément de la chaîne d’expression du soft power français à travers le monde. Les lignes rouges, clairement tracées et définies par l’Algérien, ne seront jamais franchies. Qu’on se le tienne pour dit…
Mohamed Abdoun