RASD

AU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME À GENÈVE : Appel à la tenue du référendum d’autodétermination des Sahraouis 

Le Mouvement international pour la réconciliation a appelé le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à œuvrer pour accélérer l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental dès que possible, rappelant que l’autodétermination est un droit inclus dans deux pactes internationaux sur les droits de l’Homme.

L’organisation a également exprimé, dans sa déclaration orale prononcée par le militant sahraoui Mahmoud Mohamed, lors de la discussion  du quatrième thème des travaux de la session à Genève, sa profonde préoccupation face à la poursuite de l’occupation marocaine du Sahara occidental et au retard pris par l’ONU pour organiser le référendum d’autodétermination prévu par le Conseil de sécurité. D’autre part, l’organisation a souligné que la situation des droits de l’Homme continue de s’aggraver en raison de l’absence totale de liberté d’opinion et d’expression pour tous ceux qui défendent l’autodétermination, dénonçant également le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui par l’occupant marocain en complicité avec quelques pays européens.
Ainsi le  Mouvement international pour la réconciliation a appelé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme à contribuer à l’amélioration du climat des droits de l’homme en reprenant les missions techniques au Sahara occidental occupé, et a appelé tous les pays à s’abstenir de coopérer à toute action économique dans le territoire occupé. D’un autre côté, la militante internationale des droits de l’Homme en Afrique australe, Catherine Constantinides, a affirmé  que la communauté internationale est plus que jamais tenue de redoubler d’efforts pour que le peuple sahraoui obtienne son droit légitime à la liberté et à l’indépendance. Dans un discours qu’elle a prononcé à l’occasion du Forum international de la jeunesse pour la solidarité avec le Sahara occidental qui se tient à Aousserd (Camps des réfugiés sahraouis), Mme Constantinides a précisé que « le peuple sahraoui méritait que son droit légitime à la liberté et à l’indépendance soit garanti par des pactes internationaux comme les autres peuples du monde ». La militante sud-africaine a ajouté que le moment était venu de mettre fin au colonialisme de la dernière colonie du continent africain, ajoutant que l’Afrique du Sud resterait avec les Sahraouis jusqu’à ce qu’ils puissent obtenir leurs pleins droits.
Elle a saisi l’occasion pour remercier toutes les délégations étrangères venues participer à ce Forum, qui tient sa première édition du 11 au 13 mars, pour exprimer leur solidarité absolue avec la juste cause sahraouie. Dans son discours inaugural, mercredi, de ce Forum, le président sahraoui, Brahim Ghali a réaffirmé que le peuple sahraoui défendra son droit légitime à la liberté et à l’indépendance par tous les moyens, soutenant que son peuple cherche à construire son État indépendant et vivre libre et digne comme le reste du monde. « Nous ne demandons que le droit dont jouissent tous les peuples du monde. C’est le droit de notre peuple de jouir de la liberté et de construire son État indépendant et de vivre une vie libre et digne comme le reste du monde », a déclaré M. Ghali. « Nous n’accepterons jamais la confiscation de ce droit à qui que ce soit », a-t-il insisté. Le chef de l’État sahraoui a expliqué, à cette occasion, que « le conflit actuel entre la République sahraouie et le Royaume du Maroc n’a besoin que de mettre en œuvre les exigences du Plan de paix de l’Union africaine et des Nations unies de 1991, qui a été signé par les deux parties et ratifié par le Conseil de sécurité des Nations unies ».
M. Bendib