Fersaoui-Djilali

ARRESTATION DE MANIFESTANTS PACIFIQUES À ALGER : RAJ et Jil Jadid condamnent vigoureusement

Une dizaine de personnes ont été interpelées, vendredi dernier à Alger, pendant le déroulement de la 24e marche de mobilisation citoyenne pacifique réclamant le changement du système politique, du régime et de la mise en place d’un État de droit.

En effet, comme presque chaque semaine de manifestations, des vagues d’arrestation sont opérées parmi les marcheurs alors que les actions de protestations se déroulaient pacifiquement. Au niveau de la capitale Alger, et après des fouilles suivie par des opérations de contrôle, les éléments de la police ont procédé à des interpellations de plusieurs manifestants et militants politiques. Pour ne citer que son nom parmi tant d’autres parmi la foule de vendredi, il y a le militant de RAJ, Djalal Mokrani. Au lendemain des arrestations opérées parmi des manifestants pacifiques, le président de RAJ, Abdelouahab Fersaoui et le président de Jil jadid, Sofiane Djilali, ont condamné «vigoureusement» la dernière vague d’arrestations.

Abdelouahab Fersaoui (RAJ) : «Ce n’est pas un acte isolé»
Le président du Rassemblement actions jeunesse (RAJ), Abdelouahab Fersaoui, est revenu sur cette énième opération d’arrestations faite par les forces de l’ordre, ciblant des manifestants pacifiques, dont un membre de son association en fait partie avant qu’il ne soit relâché le même jour, tard dans la nuit. Fersaoui indique à ce sujet que « l’opération d’arrestation des manifestants pacifistes n’est pas un acte isolé. Pour l’arrestation de Djalal qui est membre du Bureau national, ce dernier est connu par son engagement et son travail sur le terrain. Cette arrestation est un autre indice que le pouvoir veut continuer d’aller dans sa logique de fuite en avant. Il veut casser le Mouvement et l’affaiblir notamment. Mais, pour nous, la réponse est dans la rue. Les Algériens sont là et le combat continue d’une manière pacifique», a-t-il souligné.

Soufiane Djilali (Jil jadid) : «Nous condamnons toutes les opérations d’interpellation»
De son côté, Soufiane Djilali, président de Jil jadid, a dénoncé vigoureusement les arrestations et les pressions exercées sur les manifestants pacifiques. «Nous avons condamné toutes les opérations d’interpellation des manifestants pacifiques, vu que le peuple a acquis le droit de manifester.
D’autant plus qu’ils ont démontré l’aspect pacifique de la mobilisation citoyenne populaire, à travers toutes les régions du pays, et ce, depuis les 24 semaines consécutives. Toutes formes de répression est inacceptable. En principe on se dirige vers une ouverture pour trouver des solutions concrètes à cette crise, comme il faut calmer les esprits au lieu de continuer à réprimer les manifestants pacifistes». Interrogé sur le nombre des manifestants interpelés et sur leur libération, Soufiane Djilali a fait savoir qu’« on n’a pas d’informations sur la suite.»

LA DGSN injoignable
En outre, au moment où nous mettons ces lignes sous presse, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), n’a pas communiqué la moindre information sur les interpellations, qui ont été signalées parmi les marcheurs, vendredi dernier. À ce sujet, nous avons tenté en vain de joindre la cellule de communication de ce corps constitué.
Pendant toute la journée d’hier, et afin de prendre connaissance sur les manifestants interpelés, nos tentatives n’ont pas abouti. Idem pour le collectif des avocats et ceux de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). Aucun de ces parties n’a répondu à nos appels pour éclairer l’opinion publique sur le cas des citoyens pacifiques interpelés, lors du 24e vendredi de mobilisation citoyenne pacifique.
Med Wali