Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a fait état, jeudi à Alger, du lancement de plusieurs projets à travers le territoire national pour la production de matières premières destinées à la fabrication des médicaments, ce qui permettra, à court terme, de réduire de 60% la facture d’importation de ces intrants. Kouidri a précisé à l’APN que le groupe Saidal avait lancé la mise en œuvre de plusieurs projets importants, et d’autres inscrits, lesquels contribueront à réduire les importations nationales de matières premières destinées à la fabrication des médicaments, estimées actuellement à 3 milliards de dollars. Après avoir mis en exergue le bond qualitatif réalisé par l’Algérie dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, avec un taux de couverture des besoins du marché par la production locale avoisinant 82%, le ministre a souligné que l’Algérie figure parmi les quelques pays ayant opté pour ce type d’investissements à caractère stratégique, visant à assurer localement la disponibilité des matières premières destinées à la fabrication des médicaments, après l’acquisition des technologies de production nécessaires. Pour Kouidri, la consécration de la souveraineté sanitaire passe inéluctablement par la production locale de matières premières, une orientation que le secteur s’emploie à concrétiser à travers le groupe Saidal, par le lancement de plusieurs projets stratégiques de fabrication de matières premières destinées notamment à la production de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, de médicaments pour les maladies cardiovasculaires, et d’antidiabétiques, d’anti-inflammatoires, d’hormones, de paracétamol et autres, en sus de projets associant des laboratoires privés disposant de capacités de production significatives.
« La qualité est une priorité »
S’agissant de la stratégie du secteur en matière d’organisation de la fabrication des médicaments et des produits pharmaceutiques, et de mise en place de mécanismes visant à éviter leur pénurie, le ministre a assuré que le secteur accorde la priorité à la disponibilité de produits de qualité, par la régulation et l’organisation du marché du médicament, la limitation des importations anarchiques, et l’encouragement des investisseurs à se tourner vers la fabrication de dispositifs médicaux. Concernant la disponibilité des médicaments sur le marché local, le ministre a dit que sur un total de 6.500 médicaments commercialisés localement, le secteur enregistre actuellement l’indisponibilité de 16 médicaments en raison de leur rareté sur le marché international, soulignant qu’il existe des produits de substitution pour pallier ce manque, outre une nette amélioration de la disponibilité des médicaments au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH).
À une autre question sur les tests et produits utilisés pour le diagnostic des allergies, de l’asthme et de la rhinite allergique chronique, Kouidri a indiqué que le secteur poursuivait sa politique d’encouragement de l’investissement dans ce domaine, faisant état du lancement de plusieurs projets de localisation de l’industrie de médicaments novateurs par des producteurs algériens, en partenariat avec des laboratoires étrangers spécialisés.
A. N.
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