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APRÈS LES DERNIERS SUCCÈS DE LA CAUSE SAHRAOUIE ET LA VOLTE-FACE DE PEDRO SANCHEZ : Le Makhzen d’un échec à un autre !

Pour ne pas voir ses échecs diplomatiques, le Makhzen adopte la stratégie de l’autruche en enfonçant sa tête dans le sable. C’est le meilleur moyen qu’ont trouvé ses têtes pensantes pour ne pas donner d’explication sur l’accueil, royal,  du président sahraoui Ibrahim Ghali par son homologue kenyan ou encore comment justifier la reconnaissance de la RASD par la République du Soudan du Sud et plus récemment encore sur la volte-face du premier ministre espagnol Pedro Sanchez qui a clairement signifié qu’il n’adoube plus la thèse marocaine de large autonomie des territoires sahraouis comme seule solution de règlement du conflit du Sahara occidental.
C’est la conséquence de la diplomatie des lupanars qui ne peut résister à la réalité du terrain et à la justesse des causes quelle que soient les compromissions. L’Espagne de Pedro Sanchez, au mépris des résolutions de la communauté internationale,  s’était bien alignée sur la thèse de Rabat pour une solution du conflit du Sahara occidental. Et si Pedro Sanchez est revenu à la position de neutralité, défendue par l’Espagne depuis son retrait du Sahara occidental, ce n’est que la logique des choses et le respect d’une position assumée par le peuple espagnol et ses institutions.
Dans un discours prononcé devant l’Assemblée générale de l’Onu, il a clairement affirmé que le seul cadre pour le règlement du conflit est le plan adopté depuis des années par la communauté internationale qui reconnait le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, mais qui est entravé par le jeu malsain et puéril de Rabat. Quelle sera la réaction du Maroc aujourd’hui et quelle sera la réaction du Makhzen qui va sûrement revenir à ses pratiques de chantage en jetant sur les côtes espagnoles des dizaines d’embarcations de migrants et qui va baliser le chemin d’autres migrants vers les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Mais cette arme que le Maroc a souvent agitée pour faire pressions sur l’Espagne semble s’être retournée contre lui depuis le 24 juin dernier quand sa police et sa gendarmerie avaient massacré des dizaines de subsahariens qui avaient tenté de franchir la barrière vers les territoires sous autorité espagnole de Ceuta et Melilla.
Aujourd’hui,  l’enquête de parlementaires européens a clairement établi la responsabilité de l’Espagne et du Maroc dans ce massacre et le retour à cette pratique par le Maroc serait vain et contreproductif estiment de nombreux analystes. De quelle arme dispose aujourd’hui le Maroc pour faire fléchir l’Espagne ou ses autres alliés qui commencent à le lâcher et à reconnaître le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ?
Finalement les temps sont durs pour le Makhzen qui est en train de compter ses échecs et qui est en train de récolter la poussière de la tempête qu’il a lui-même semé…
Slimane B.