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Alors qu’ils comptent poursuivre, dès aujourd’hui, leur grève cyclique de trois jours : Les enseignants décident de boycotter les examens

Le secteur de l’Éducation est en ébullition. Devant s’installer sur une période de trois jours, renouvelable jusqu’à la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles et pédagogiques, la grève cyclique des enseignants de l’école primaire initiée, déjà depuis sept semaines, par la Coordination des enseignants du primaire, débute aujourd’hui.
Les instituteurs ont, en effet, affirmé qu’ils allaient poursuivre leur mouvement de débrayage, même si le premier responsable du secteur, Abdelhakim Belabed, a averti qu’il ira jusqu’à la prise de décisions de licenciement, si la protestation des enseignants se poursuivra. Les directions de l’éducation des wilayas ont été, en effet, instruites d’adresser des avertissements à tout enseignant qui prendrait part à la grève. Aujourd’hui, un rassemblement de protestation se tiendra devant l’annexe du ministère de l’Éducation nationale, (à Alger), pour réaffirmer leurs revendications et exiger qu’elles soient prises en compte et en charge par la tutelle, indique la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire dans un communiqué.
La plateforme de revendications des enseignants porte, rappelons-le, essentiellement sur la consécration de l’équité entre les enseignants des trois paliers de l’éducation en termes de classification et de volume horaire, de la révision des méthodologies d’enseignement soit par l’introduction de la spécialisation dans le cycle primaire pour un enseignement, selon les normes internationales ou bien par la refonte du programme scolaire. Pour rappel, le bras de fer entre la tutelle et les enseignants du primaire s’est durci, une nouvelle fois, après l’échec des négociations entre les deux parties, jeudi dernier, au terme d’une réunion qui avait duré près de 10 heures, «sans aboutir à un résultat». ont affirmé les représentants des enseignants. Selon Lyes Cherrad, membre de la Coordination des enseignants du primaire, cité par l’APS, les enseignants réclament un dialogue avec «le ministre en personne» ou «un de ses représentants». Par ailleurs, la tutelle a instruit les inspecteurs de l’éducation et les directeurs d’écoles afin d’élaborer les sujets des examens.
Mohamed Amrouni