ADE

Algérienne des eaux : Gestion de la totalité des communes à la fin de 2020

L’Algérienne des eaux (ADE) détient des créances d’une valeur de 52 milliards de dinars auprès de ses clients, a indiqué hier son directeur général, Smaïn Amirouche, qui s’exprimait lors de la 15ème édition du Salon international des équipements, des technologies et des services de l’eau et de l’environnement «Pollutec 2019».

Soulignant la nécessité de recouvrer ces créances pour une «meilleure gestion de la ressource», le DG a précisé que l’ADE œuvre à intégrer «l’ensemble des 1 541 communes d’Algérie dans le réseau de l’Algérienne des eaux (ADE), à compter de la fin de l’année 2020». Pour ce faire, il a précisé que le gouvernement a mobilisé 21,9 milliards de DA durant l’exercice de 2019, ce qui permettra d’intégrer 200 communes et 14 milliards de DA en 2020 pour transférer la gestion de 163 communes à l’ADE. Tout en signalant que «la gestion au niveau des communes est archaïque», le DG a souligné qu’il «faut que le citoyen voit la différence immédiatement». Tout en rappelant que cet objectif est «une volonté politique», Amirouche a précisé qu’à l’heure actuelle, «50% de l’eau distribuée provient des eaux souterraines, 33% des eaux de surfaces et 17% des eaux dessalées». «Avec les infrastructures en cours de réalisation, on atteindra les 25% à la fin 2021», a-t-il assuré, en notant que plusieurs unités de dessalement de l’eau de mer sont en cours de réalisation. Par ailleurs, le même responsable a indiqué que «l’Algérienne des eaux ambitionne à réduire le taux de fuites sur son réseau d’eau de 30% à 18% d’ici 2030».
S’agissant de l’électricité et son coût dans la production de l’eau, le responsable a fait savoir qu’en 2018, l’Algérie a dépensé 8,8 milliards de DA en énergie dont 6,5 milliards de DA pour l’ADE. Ce montant devra atteindre, en 2019, les 10 milliards de DA en dépenses globales en énergie dont 7,5 milliards de DA pour l’ADE.

86% de la population alimentée quotidiennement d’ici l’été
Sur un autre plan, Amirouche a fait savoir que 80% de la population algérienne est approvisionnée quotidiennement en eau potable avec 46% dont l’eau coule au robinet 24h sur 24. «L’objectif est d’atteindre 86% durant l’été 2019», a-t-il assuré. En ce qui concerne le gaspillage, le DG a précisé que la dotation en eau potable pour un habitant est de 180 litres/jour, contre 80 litres/jours dans certaines capitales européennes. Ainsi, ceci démontre que le «gaspillage existe bel et bien chez le citoyen».
Par ailleurs, il dira que «37 millions d’Algériens s’approvisionnent en eau chez l’ADE et les trois SPA, alors que ce chiffre devra atteindre les 40 millions en 2019 ». Toujours en langue des chiffres, le DG a précisé que «près de 8 millions de m3 d’eau sont produits chaque jour par l’ADE et ses trois filiales (SEAAL, SEOR et SEACO) dont plus de 2,4 millions par les filiales ».

« Nous consommons une eau de qualité »
En ce qui concerne le contrôle qualité, le responsable a précisé que l’ADE compte plus de 720 spécialistes qui interviennent dans le traitement et le contrôle de la qualité de l’eau produite et distribuée par l’ADE. Ces derniers ont effectué 375 000 analyses bactériologiques et 390 000 analyses physico-chimiques. Enfin, il a tenu à rappeler que l’ADE emploie actuellement 43 000 employés. Ce chiffre atteindra les 50 000 en cette année 2019. «Nous sommes troisième ou quatrième employeur en Algérie», s’est-t-il félicité.
Lamia Boufassa