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ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES NATIONALES À L’EXPORT : La priorité du gouvernement Djerad

Le renforcement des exportations algériennes issues des filières agricoles, agroalimentaires et des produits industriels représente une priorité de la nouvelle stratégie nationale de relance économique, en vue de créer de la valeur ajoutée, de la richesse et des emplois.

Accompagner efficacement les opérations d’exportation des entreprises nationales vers les marchés africains et européens, en synergie avec les autorités publiques concernées par l’export, est l’objectif prioritaire du ministère du Commerce, a fait savoir hier son premier responsable Kamel Rezig.
« Nous travaillons au ministère du Commerce sur l’accompagnement des opérations d’export. C’est-à-dire accompagner les industriels et les agriculteurs qui veulent exporter leurs produits, à travers les différentes mesures prises par le ministère [du Commerce] dernièrement », a-t-il indiqué, hier, aux journalistes en marge des travaux de la « Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle ».
« Nous travaillons sur la moralisation de tous les actes et opérations commerciales. Vous avez tous remarqué que le discours de président de la République s’est axé sur la promotion des exportations et la moralisation des importations, et c’est sur quoi s’attelle le gouvernement », a-t-il ajouté.
En parallèle, l’Exécutif veut introduire plus d’organisation et de régulation sur le marché et les transactions internes, et aussi l’amélioration de climat des affaires.
C’est pourquoi, a insisté le ministre du Commerce, « nous travaillons, dans le même temps, sur la moralisation et l’organisation du marché interne, car il n’est pas sans le savoir que les agriculteurs et industriels nationaux s’intéressent beaucoup plus au marché interne, en étant l’outil leur permettant de commercialiser leurs produits dans les 48 wilayas ».
Kamel Rezig s’est engagé de faire de son département la locomotive de la nouvelle stratégie économique de la mise en œuvre du dispositif public de la promotion des exportations, à travers l’accompagnement des entreprises exportatrices nationales.
De ce fait, le ministre Rezig a estimé que la Conférence nationale sur le plan de relance pour une économie nouvelle, regroupant le gouvernement avec des opérateurs économiques et des experts est « un évènement extraordinaire qui nous permettra de s’écouter les uns les autres et de prendre connaissance des idées existantes, pour que ce nouveau plan économique soit mis en œuvre, au moins dans son volet commercial ».
Toutefois, interrogé sur le nouveau Code de commerce que s’apprêtera à lancer prochainement le gouvernement, Rezig a affirmé que ce texte relève des seules prérogatives du ministère de la Justice.
Dans le volet économique de Plan d’action du gouvernement, parmi les nouvelles orientations stratégiques figure la rationalisation des importations et promotion des exportations.
La politique commerciale nationale a connu jusque-là un disfonctionnement dans l’encadrement de commerce extérieur, une défaillance imputable au déficit chronique de la balance commerciale du fait de la hausse considérable de la facture des importations et d’une faible contribution des exportations hors hydrocarbures. Afin de redresser cette situation grandement préjudiciable à l’économie nationale, l’intervention sera orientée, en priorité, sur la mise en place urgente d’une nouvelle politique commerciale, qui s’articulera autour de deux principaux axes, à savoir la promotion des exportations et la rationalisation des importations, sans pour autant impacter la satisfaction des besoins des citoyens. Cette nouvelle politique vise également à substituer les importations par une production nationale diversifiée, à promouvoir l’exportation, à éradiquer le phénomène de la surfacturation à l’importation et à assurer enfin l’équilibre de la balance des paiements. Par ailleurs, le gouvernement s’engage fermement à encourager et accompagner la promotion des exportations hors hydrocarbures, en apportant les appuis nécessaires aux opérateurs économiques dans l’amélioration de leur compétitivité et la création, tant que besoin, des consortiums d’exportation. La promotion des exportations doit se traduire par des mesures de mise à niveau des différents textes législatifs et réglementaires régissant et encadrant l’acte de l’export y compris le troc, basé sur une approche de simplification et d’amélioration des procédures. La réalisation de zones franches au niveau des wilayas frontalières du Sud, la création de plateformes logistiques dédiées à l’exportation, la mise en place de mesures incitatives inhérentes aux zones économiques spéciales et la création de grands centres d’expositions, sera accompagné par la consolidation du cadre de soutien à l’exportation, notamment la relance des activités du Conseil national consultatif pour la promotion des exportations et le renforcement du rôle de la diplomatie économique au service des entreprises exportatrices.
Hamid Mecheri