Abdelkader Messahel s’est rendu, hier, à Tripoli : premier responsable africain et arabe à se rendre en Libye

Arrivé, hier, à Tripoli, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, a annoncé que l’Algérie procédera «bientôt» à la nomination d’un ambassadeur dans la capitale libyenne, et la réouverture de l’ambassade d’Algérie.

Réaffirmant le soutien et l’appui de l’Algérie, au gouvernement d’union nationale libyen et au peuple, la visite de Messahel est la première qu’effectue, à Tripoli, un responsable du Continent africain et de la scène arabe.
Le déplacement du responsable algérien intervient au lendemain du ballet diplomatique de hauts responsables occidentaux, dans la capitale, Tripoli. Lundi dernier, le chef de la diplomatie britannique, Philip Hammond, s’y était rendu, en une visite surprise, après celle effectuée conjointement par ses homologues allemand et français, succédant à celle de leur collègue l’Italien, le premier à s’y rendre, peu de jours après la prise du contrôle de Tripoli par le gouvernement de Fayez Serradj. Le déplacement du responsable algérien a été l’occasion pour les deux hommes, Messahel et Serraj, d’échanger des points de vue et de discuter sur l’évaluation de la situation en Libye et dans la région. Des entretiens qui se sont déroulés, à la lumière des derniers développements survenus sur la scène libyenne, notamment l’installation du staff du gouvernement d’union nationale de Libye, à Tripoli, laquelle étape franchie, ouvre la voie au retour graduel de la gestion des affaires dans le pays, qui ne sont pas minces, après plus de cinq années de chaos et de désordre dans le pays. Situation intervenue au lendemain de la crise survenue dans le pays, en 2011, vite transformée en conflit armé, précipitant l’intervention de l’Otan en Libye, causant l’effondrement des institutions, et peu de temps après, l’implantation des terroristes, dont ceux de Daech. Alger qui n’a cessé d’assurer les Libyens de son soutien aux efforts en faveur du recouvrement de la paix, de la sécurité et la stabilité en leur pays, notamment depuis le lancement du processus du dialogue inter-libyen, sous les auspices des Nations unies (ONU). Ce qui a été renouvelé par Messahel, hier, à partir de Tripoli, aux nouvelles autorités, le gouvernement d’union conduit par Fayez Serraj. Aussi, plaidant, sans cesse, pour la préservation de la souveraineté de la Libye, Alger n’a cessé de plaider, sur les scènes régionale et internationale, en faveur de «l’intégrité territoriale de la Libye et de l’unité du peuple libyen». À moins d’un mois de la rencontre entre les deux hommes, le 23 mars dernier, à Tunis, au terme des travaux de la 8e réunion des pays voisins de la Libye, Messahel et Serraj se sont à nouveau réunis, mais cette fois-ci, dans la capitale libyenne, Tripoli, où s’est rendu le ministre, Messahel, Un déplacement de portée significative pour le peuple libyen et les nouvelles autorités du pays, et également un message fort du soutien de l’Algérie à leur adresse. Lors de la rencontre entre les deux hommes, à Tunis, mars dernier, sur les résultats de la 8e réunion des pays voisins de la Libye, les deux responsables ont exprimé leur satisfaction, quant aux résultats de cette session, notamment «le soutien au processus politique» pour le règlement de la crise en Libye, Serraj a adressé ses remerciements à l’Algérie pour son rôle dans «le soutien à la solution politique et au processus onusien» pour la réconciliation nationale en ce pays.
Il a salué, aussi, pour rappel, «la ferme position de l’Algérie en faveur de l’unité, l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Libye, et la cohésion de son peuple», en cette conjoncture complexe, que traversent la Libye et son peuple frère. Si, lors de leur tête-â-tête, mars dernier, le responsable libyen a demandé à l’Algérie «d’accompagner son pays dans l’édification de ses institutions, et l’appui de son processus de transition», ce qui a été, sans nul doute, au centre des discussions entre les deux hommes.
Karima Bennour

Les responsables influents de l’Otan en conclave, à Hanovre, sur la Libye 

Le porte-parole du gouvernement allemand adjoint, Christian Fritz, a annoncé, hier,  que les dirigeants des États-Unis, de la Grande-Bretagne, d’Allemagne, de la France et de l’Italie se réuniront, lundi prochain, à Hanovre, au nord allemand, au bord de la rivière Leine. Selon une source au bureau britannique, rapportent des médias locaux, la rencontre des responsables les plus influents, au sein de l’Otan, discuteront de la crise des  réfugiés en Europe, la lutte contre le terrorisme de Daech et la situation en Libye. Seront présents, à Hanovre, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président américain, Barack, Obama, le Premier ministre britannique, David Cameron, et son homologue italien, Matteo Renzi, et enfin le président français, François Hollande. Un conclave consacré aux questions  précitées, à propos desquelles, Christian Fritz avait indiqué, plus loin, qu’il ignorait, (jusqu’à hier, ndlr) si ces responsables animeront, au terme de leur rencontre,  une conférence de presse.

K. B.