Zetchi

A propos de la prochaine AG élective de la FAF : Zetchi face au veto de sa famille

Alors que son premier mandat ne devrait pas lui suffire pour aller au bout de ses ambitions traduites par les nombreux projets qu’il a lancés dans l’optique de révolutionner le football algérien, le président de la FAF, Kheïreddine Zetchi, est plutôt animé d’un réel désir de ne pas briguer un deuxième mandat à l’occasion des prochaines élections de son instance prévues pour le premier trimestre de l’année à venir.

Cette annonce du propriétaire de la fameuse Académie du Paradou AC suscite les interrogations dans son entourage proche, où l’on pensait que l’homme allait batailler pour cueillir les fruits des projets qu’il a lancés.
En fait, selon nos informations, c’est surtout à cause des pressions subies de la part des membres de sa famille, en particulier son père, que Zetchi a décidé de ne pas se porter candidat pour succéder à lui-même. Ces pressions ne datent pas d’aujourd’hui, mais surtout depuis la conjoncture difficile qu’avait traversé le successeur de Mohamed Raouraoua après le sacre africain. A l’époque, le président de la FAF, qui a été complètement ignoré lors de la cérémonie organisée par la présidence en l’honneur des Verts à leur retour avec le titre continental du Caire, a failli jeter l’éponge après avoir été touché dans son propre amour. Mais la FAF s’était empressée pour démentir l’information la qualifiant de simple rumeur : «La Fédération algérienne de football (FAF) est en train d’assister, depuis quelques jours, à une campagne acharnée pour gâcher la fête des Algériens et saper le moral de nos compatriotes, alors que l’Algérie est championne d’Afrique, sacrée en égypte 2019, et ce, en annonçant à tout-va la démission de son président, M. Kheireddine Zetchi », avait publié la première instance du football dans le pays, accusant indirectement les journalistes qui ont propagé cette fausse information. Zetchi et les membres de son bureau fédéral «s’inscrivent en porte-à-faux contre toutes les informations colportées ici et là, par différents médias, concernant une supposée démission de M. Zetchi qui, jusqu’à cette heure-ci, vaque le plus normalement du monde à ses activités au sein de l’instance fédérale », avait-t-on ajouté dans le communiqué.
Mais l’ex- ministre de la jeunesse et des sports, Raouf Bernaoui, a confirmé, quelques temps après, l’intention de Zetchi de déposer sa démission au lendemain du retour de la sélection nationale d’égypte, tout en précisant qu’il a réussi à lui faire changer d’avis. C’est dire que le malaise était bien réel. Zetchi n’a pas du tout apprécié son absence sur la photo officielle de l’équipe nationale en compagnie du Chef de l’état. Il n’en a pas été invité, ce qu’il lui a fait très mal considérant cela comme une offense et un mépris pour sa personne. L’on comprend dès lors sa frustration et son envie de quitter son poste. Il faut dire aussi que les hautes autorités du pays n’avaient pas, en ces temps-là, intérêt à créer un nouveau problème au vu de la période délicate que traversait le pays, qui risquait d’impacter de manière évidente l’avenir de l’équipe nationale. Il y avait en effet le risque de voir le coach national suivre par solidarité son président et démissionner. Avec toutes les conséquences qui en découleraient au regard de la grande popularité de Djamel Belmadi auprès du public. C’est pour cette raison que les autorités ont calmé le jeu, même s’il s’avère aujourd’hui que le fond du problème est toujours le même, car cet incident pousse toujours la famille de Zetchi à l’inciter à se retirer de son poste à l’issue de son premier mandat.
Hakim S.