GOUVERNANCE, LÉGISLATION ET ADMINISTRATION PUBLIQUE : Nos sénateurs et députés formés en Chine

0

La quatrième session de formation, destinée aux membres et cadres des deux Chambres du Parlement algérien, le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale, a pris fin mercredi 28 octobre 2026 à Nanchang, en Chine, après deux semaines de travaux, du 15 au 28 octobre. Organisée par le ministère chinois du Commerce et accueillie par le Collège professionnel des langues étrangères et du commerce international du Jiangxi, cette session visait à renforcer les échanges d’expertises et à permettre aux participants de découvrir l’expérience chinoise dans plusieurs domaines liés à l’action publique.
 
Les expériences institutionnelles et économiques
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le vice-président de l’APN, Hadj Henni Ibrahim, a souligné que cette formation constituait une opportunité de s’imprégner de l’expérience chinoise en matière de gouvernance, de législation et d’administration publique, afin d’enrichir l’action parlementaire. Il a également mis en avant la profondeur des relations d’amitié et du partenariat stratégique global entre l’Algérie et la Chine, ainsi que leur volonté commune d’élargir les perspectives de coopération bilatérale.  Le programme a porté sur plusieurs axes, notamment les expériences parlementaire et politique, le développement économique, la réforme et l’ouverture, l’édification des institutions et la modernisation de la gouvernance. Les participants ont également abordé la formulation des politiques publiques et les missions législatives et de contrôle des institutions parlementaires, en particulier le suivi de l’action gouvernementale, l’évaluation des politiques publiques et l’examen et le contrôle du budget.  La session a également consacré une partie de ses travaux à l’initiative « La Ceinture et la Route », à ses dimensions économiques et stratégiques et à son rôle dans le développement des partenariats, la promotion de la coopération internationale et le développement partagé. Hadj Henni Ibrahim a, enfin, souligné que tirer profit de l’expérience chinoise ne signifie pas la reproduire, mais plutôt en retenir les enseignements et les méthodes en tenant compte des spécificités de chaque pays. Il a notamment évoqué l’importance de l’investissement dans le capital humain, de la valorisation de l’histoire, du patrimoine, de la culture et des ressources nationales, ainsi que des potentialités de la jeunesse. Autant de leviers qui, soutenus par une vision claire et une gestion efficace, peuvent contribuer au développement et au renforcement de la coopération algéro-chinoise au service des intérêts communs.
Ania N.