Aux travaux de l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, le président américain Donald Trump a encore promu un discours en déclarant une position et peu après son contraire, sur fond comme le soulignent des experts, notamment américains, de l’impasse géostratégique dans laquelle la décision fin février dernier, de Trump de mener son agression contre l’Iran, a plongé les Etats-Unis.
A l’Onu le locataire de la Maison Blanche a menacé d’« anéantir» l’Iran en l’absence d’accord pour mettre fin à la guerre et de rebondir quelques heures plus tard , pour saluer des discussions irano-américaines de trois heures, jugées «très productives». Alternant menace militaire et ouverture diplomatique envers l’Iran en l’espace d’une même journée, Mardi dernier, devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président américain a repris ses premières déclarations prononcées, au début et peu après le début de agression militaire américaine contre l’Iran, indiquant que « les États-Unis pourraient anéantir l’Iran si aucun accord n’était trouvé » alors que depuis la guerre d’usure que mène l’Iran depuis dans sa riposte à l’agression des Etats unis, a fortement réduit le champ de manœuvres américaine avec principalement la perte de prise d’initiative pour sortir du bourbier iranien, notamment sur le terrain de la confrontation sur les eaux maritime. Contrôle par Téhéran du détroit d’Ormuz et plus récemment celui de Bab el Mendab, par les Yéminites, alliés de Téhéran. Déclarant « j’ai une grande décision à prendre » il a encore laissé entendre qu’un compromis restait possible, dans son discours, dans lequel, il est revenu sur le nucléaire iranien, après l’avoir occulter ces derniers mois, en se focalisant sur le détroit d’Ormuz, en raison de l’impossibilité depuis des mois de percée militairement pour être sous contrôle exclusive des Etats unis. « Je ne permettrai jamais à l’Iran d’avoir une arme nucléaire », a-t-il affirmé, présentant l’intervention américaine comme « nécessaire face à une menace laissée », selon lui, « sans réponse pendant trop longtemps », faisant fi du travail de l’agence de l’Agence onsienne de l’Energie et d’autres missions d’experts … . Il a également appelé les autres pays à accentuer leur pression économique sur Téhéran. Le discours de Trump était plus son style qui s’est dégagé, comme l’ont indiqué des médias notamment occidentaux, en rapportant que « trump a fait du trump » à l’Onu.
Trump peine à trouver le bon message avant les élections de mi-mandat
La guerre contre l’Iran pèse désormais sur la campagne républicaine à six semaines des élections de mi-mandat. La hausse des carburants et la durée du conflit compliquent le discours de Trump, dont l’approbation tombe à 32%. Certains candidats républicains prennent désormais leurs distances et réclament une fin rapide de la guerre. À six semaines des élections de mi-mandat, la guerre contre l’Iran devient un problème intérieur pour Donald Trump. Déclenché en février, le conflit devait initialement être bref. Près de sept mois plus tard, il se poursuit, perturbe les exportations énergétiques du Moyen-Orient et alimente la hausse des prix des carburants aux États-Unis. Le président américain cherche désormais à concilier deux messages difficiles à tenir ensemble. D’un côté, il continue de défendre les frappes en affirmant qu’elles étaient nécessaires pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Lors de la convention républicaine de Dallas, il a encore justifié la guerre et assuré qu’elle prendrait fin « très peu de temps après » les élections. De l’autre, il doit convaincre des électeurs davantage préoccupés par leur pouvoir d’achat que par la politique étrangère. Une guerre impopulaire Les sondages illustrent cette difficulté. Une enquête Reuters/Ipsos publiée le 21 septembre mesure l’approbation de Trump à 32 %, son plus bas niveau dans cette série. Seulement 34 % des personnes interrogées approuvent les frappes contre l’Iran et 17 % sa gestion du coût de la vie. Surtout, 82 % pensent que le conflit pourrait se prolonger. Le sujet commence à provoquer des tensions chez les républicains.
Deux candidats au Sénat, Mike Rogers dans le Michigan et Ashley Hinson dans l’Iowa, ont appelé le 21 septembre à mettre rapidement fin à la guerre, alors qu’ils avaient auparavant soutenu la stratégie présidentielle. Ils mettent à présent en avant le prix de l’essence et du diesel. Trump reste donc pris entre sa volonté de présenter la campagne contre Téhéran comme nécessaire à la sécurité américaine et la promesse qui avait contribué à son retour au pouvoir en 2024 : réduire les prix et éviter les guerres prolongées. À l’approche du scrutin du 3 novembre, l’Iran n’est plus seulement un dossier de politique étrangère : il devient un enjeu électoral directement lié au portefeuille des Américains.
R. I.















































