Accueil MONDE Crise budgétaire en France :Malgré les promesses, les impôts vont bien augmenter

Crise budgétaire en France :Malgré les promesses, les impôts vont bien augmenter

0

Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment réaffirmé que les impôts n’augmenteraient pas en 2027, des chiffres transmis par Bercy, repérés par un quotidien d’information économique, indiquent un rehaussement de 0,3 point, à 44,2% de la part des prélèvements obligatoires dans le PIB français.
La France entend-elle reprendre au Danemark sa place de championne du monde des impôts et cotisations ? Renvoyant à la récente interview du Premier ministre Sébastien Lecornu dans Le Figaro, où celui-ci affirmait que «nous n’augmenterons pas les impôts», le quotidien Les Échos a rapporté ce samedi, que selon des chiffres transmis au Haut Conseil des finances publiques (HCFP) par Bercy, « le taux des prélèvements obligatoires dans l’Hexagone pourrait peser pour près de 44,2% du PIB, contre 43,9% cette année ». « Cela représente une hausse d’environ 9 milliards d’euros en valeur absolue », ont vulgarisé les auteurs de l’article, qui ont au passage rappelé que Sébastien Lecornu avait annoncé « vouloir abaisser la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes ». Le taux des prélèvements en France est « techniquement en légère hausse », a admis le ministère de l’Économie et des Finances auprès du quotidien, évoquant une coupe dans les niches fiscales et un durcissement de la lutte contre la fraude. Bercy s’est toutefois défendu de toute « hausse générale des impôts », arguant qu’en l’état il n’est pas prévu de hausse de la TVA ou de gel du barème de l’impôt sur le revenu.

La France en passe d’être étouffée par sa dette
Dans sa longue interview au Figaro, en date du 17 septembre, le Premier ministre français, dont le pays est en proie à un déficit chronique depuis un demi-siècle et une dette publique dépassant les
3 500 milliards d’euros, avait notamment souligné que la « charge » de cette dernière – à savoir le paiement de ses seuls intérêts – allait nécessiter 10 milliards d’euros supplémentaires en 2027. Déclaration faite alors que le « spread », ou l’écart de taux entre la France et l’Allemagne – qui fait office de référence en Europe – ne cesse de battre des records. La dette publique française continuera d’augmenter, atteignant 119,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, contre 115,6 % en 2025 comme l’indiquent les données publiées samedi par le ministère français de l’Économie et des Finances.
Le ratio dette/PIB « devrait encore augmenter pour atteindre 121,7 % en 2027, soit plus du double de la limite européenne de 60 % », a indiqué le ministère. De son côté l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) indique dans ses données que « ces niveaux d’endettement seraient les plus élevés depuis 1995 ». « Cette augmentation est mécanique et est la conséquence d’un déficit qui demeure important », a indiqué de son côté le ministère aux médias locaux. Le gouvernement français prévoit, que « le déficit public atteindra 5,4 % du PIB en 2026, contre 5,1 % en 2025 », selon des médias locaux. Le 11 septembre dernier, le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a annoncé que « le gouvernement avait revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour 2026 », les ramenant à 0,5 %, contre 0,7 % précédemment. L’objectif de limiter le déficit budgétaire à 5 % du PIB en 2026 « n’est plus envisageable », a déclaré M. Lescure, ajoutant que « la France affichera un déficit supérieur à 5 % en 2026 » des annonces et des données qui interviennent dans un contexte de tensions non seulement sociales mais aussi politique, le pays s’apprête à tenir le scrutin présidentiel, dans peu de mois, lequel est le plus critique avec les craintes des français de voire l’extrême droite occuper l’Elysée.
R. I.

Article précédentLE MAE SAHRAOUI DANS UN ENTRETIEN À LA CHAINE AL24NEWS : « Aucune force ne peut dicter ses choix au peuple sahraoui »
Article suivantPour mettre fin à la guerre : Téhéran transmet ses sept conditions à Washington