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DROIT DE CHANGE : Les banques nationales multiplient les facilités pour les voyageurs

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Les banques publiques et privées opérant en Algérie ont engagé, ces dernières heures, de nouvelles mesures visant à faciliter l’accès des citoyens au droit de change destiné aux voyages à l’étranger.

Ces dispositions portent notamment sur l’élargissement des services liés aux cartes bancaires internationales, la réduction de certains frais ainsi que la possibilité d’utiliser les avoirs en devises pour effectuer des paiements et des achats en ligne sur des sites étrangers.

Dans ce contexte, les établissements bancaires ont également apporté des précisions sur les conditions d’utilisation du droit de change, notamment à travers les cartes internationales déjà détenues par les bénéficiaires. Parmi les initiatives annoncées, la Banque de développement local (BDL) a lancé une offre promotionnelle prévoyant des réductions allant jusqu’à 50 % sur les cartes bancaires internationales. Cette opération devrait permettre de réduire le coût d’accès à ces moyens de paiement pour les clients souhaitant voyager à l’étranger ou effectuer des opérations internationales. Les tarifs précédemment publiés par la banque faisaient état d’un abonnement annuel de 2 000 DA pour la carte Visa Classic, contre 5 000 DA pour la Visa Gold. La Mastercard Titanium était, quant à elle, proposée à 8 000 DA, tandis que la Mastercard Platinum atteignait 14 000 DA. Cette baisse des tarifs pourrait ainsi intéresser particulièrement les familles et les voyageurs ayant besoin d’un moyen de paiement utilisable à l’étranger.

Le paiement en ligne au cœur des usages

L’utilisation des cartes internationales ne se limite pas au retrait d’espèces ou au règlement des dépenses effectuées lors d’un séjour à l’étranger. Les avoirs en devises peuvent également servir à effectuer des achats en ligne sur des plateformes étrangères, notamment pour les réservations d’hôtels, l’achat de billets d’avion et d’autres services liés aux voyages. Cette évolution élargit ainsi les possibilités offertes aux bénéficiaires du droit de change, en intégrant davantage le paiement électronique aux dépenses liées aux déplacements internationaux. Les banques ont également précisé que les personnes disposant déjà d’une carte internationale valide et éligible ne sont pas nécessairement tenues d’en demander une nouvelle pour bénéficier du droit de change. Dans certains cas, le montant correspondant au droit de change peut être chargé directement sur la carte existante. Cette procédure permettrait de réduire les démarches administratives et de faciliter l’accès au dispositif pour les clients concernés. Par ailleurs, les établissements bancaires ont rappelé que l’ouverture d’une carte bancaire internationale reste soumise à des conditions spécifiques, notamment en matière de revenus et de détention de comptes bancaires.

La BNA autorise les achats en ligne liés au voyage

De son côté, la Banque nationale d’Algérie (BNA) a apporté de nouvelles précisions à ses clients concernant l’utilisation des devises déposées dans le cadre du droit de change. La banque a indiqué que ces montants peuvent être utilisés pour couvrir certaines dépenses à l’étranger, y compris des achats en ligne liés au voyage. Cette possibilité traduit une volonté d’élargir l’utilisation des cartes internationales au-delà des opérations classiques de retrait et de paiement physique.

BNP Paribas El Djazaïr propose trois cartes

BNP Paribas El Djazaïr propose également des services permettant d’utiliser les avoirs en devises liés à l’allocation touristique pour effectuer des achats en ligne à l’étranger. La banque commercialise notamment des cartes Visa destinées aux détenteurs de comptes en dinars et en devises, réparties en trois catégories : Classic, Gold et Platinum. Selon les données communiquées par l’établissement, les abonnements annuels s’élèvent respectivement à 4 500 DA pour la carte Classic, 8 000 DA pour la Gold et 20 000 DA pour la Platinum, hors frais et taxes. L’accès à ces cartes nécessite la détention d’un compte en dinars et d’un compte en euros, avec des soldes minimums qui varient selon la catégorie choisie. Pour la carte Classic, les exigences sont fixées à 25 000 DA et 500 euros. Elles passent à 75 000 DA et 2 500 euros pour la carte Gold, tandis que la carte Platinum requiert un solde de 1 million de dinars et 7 000 euros. D’autres banques proposent également des cartes internationales avec des catégories, des tarifs et des conditions différents, offrant ainsi aux clients plusieurs options en fonction de leurs revenus et de leurs besoins.

À travers ces nouvelles mesures, les banques algériennes semblent vouloir faire de la carte internationale un véritable outil destiné aux voyageurs, permettant de combiner l’utilisation du droit de change, les retraits et paiements à l’étranger ainsi que les achats en ligne. Le droit de change étant accordé une seule fois au cours de l’année civile, avec la possibilité de le récupérer dans certaines situations, notamment en cas d’annulation du voyage ou de retour avant l’expiration d’un délai de sept jours, sous réserve de restituer les montants dans les délais réglementaires, les usagers continuent toutefois d’appeler à davantage d’assouplissement des procédures et à une réduction des délais. Dans ce contexte, la concurrence entre les banques ne porte plus uniquement sur la disponibilité des cartes internationales, mais également sur les coûts, la souplesse des services et l’étendue des opérations autorisées, alors que le recours aux moyens de paiement électroniques à l’étranger et aux plateformes internationales continue de progresser.

M. Seghilani

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