Le ministre d’État Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, a pris part, hier matin, par visioconférence, à la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine.
Cette réunion a été consacrée à l’examen du thème relatif à « Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique », ainsi qu’au débat sur les moyens de renforcer les efforts africains dans ce domaine aux niveaux institutionnel et opérationnel, particulièrement dans le cadre du Plan d’action stratégique de lutte contre le terrorisme (2026-2030), selon l’ordre du jour arrêté. Il faut savoir que ce plan fait partie des propositions présentées par l’Algérie, par le biais du président de la République Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de Champion de l’UA pour la prévention et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique. Cette consécration n’est pas, faut-il le souligner, tombée du ciel, mais elle est le reflet du leadership de l’Algérie dans la lutte contre ce phénomène et de son expérience chèrement acquise et payée dans le sang, notamment sur le terrain de la lutte contre les hordes terroristes armées durant les années 90.
D’ailleurs, le ministre d’État a, dans une allocution prononcée à cette occasion, fait mention de l’expérience, mais aussi et surtout de l’expertise qui en a découlé, de l’Algérie sur ce terrain. Ahmed Attaf a souligné ainsi « la nécessité de tirer profit des cadres et mécanismes africains afin d’élaborer une vision globale et intégrée de lutte contre le terrorisme, mettant en avant la transformation enregistrée dans la nature de l’activité des groupes terroristes », cite un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Attaf a également rappelé que le président Abdelmadjid Tebboune a mis en garde, à maintes reprises, contre le terrorisme qui « représente désormais une menace pour la sécurité du continent africain et un obstacle aux efforts de développement ».
Un état de fait qui nécessite, suggère-t-il, « une adaptation approfondie de l’approche de l’Union africaine face à cette menace ».
Attaf a, en outre, appelé dans son intervention à la nécessité de « renforcer le partenariat avec l’Organisation des Nations unies, rappelant les efforts inlassables déployés par notre pays durant son mandat au Conseil de sécurité de l’ONU, notamment à travers la contribution à la mise en œuvre de la déclaration présidentielle adoptée en janvier 2025 – par ce même Conseil de sécurité – sur la « lutte contre le terrorisme » sous la présidence de l’Algérie.
Le ministre d’État a, pour conclure, affirmé que notre pays « est pleinement confiant » dans les capacités du continent africain à vaincre le terrorisme et que la voie du salut face à ce fléau exige de « renforcer les institutions de l’État, de doter les services de sécurité des moyens nécessaires, de traiter les causes profondes et de consolider les partenariats internationaux ».
Farid Guellil














































