Un jury de San Francisco a reconnu coupables sept manifestants pro-palestiniens pour leur participation au blocage du pont Golden Gate en 2024, lors d’une mobilisation dénonçant la guerre sioniste contre Ghaza ainsi que le soutien politique, militaire et diplomatique des États-Unis à l’entité sioniste.
Selon un communiqué, publié par la procureure du comté de San Francisco, Brooke Jenkins, les sept prévenus ont été déclarés coupables de six délits mineurs, notamment pour entrave à la circulation, détention illégale et participation à un rassemblement non autorisé. L’un des manifestants a également été reconnu coupable d’un chef d’accusation supplémentaire pour avoir refusé d’obtempérer aux ordres des forces de l’ordre lors de la dispersion de la manifestation. Le prononcé de la peine est attendu en août prochain. Les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement dans une prison du comté. En revanche, le jury n’est pas parvenu à rendre un verdict concernant l’accusation la plus grave, celle de « complot criminel», passible d’une peine pouvant atteindre quinze ans de prison en cas de condamnation. La procureure Brooke Jenkins a indiqué que son bureau examinera les suites à donner à cette partie du dossier. Les avocats de la défense ont affirmé que leurs clients avaient agi par « responsabilité morale » face aux conséquences de l’agression sioniste contre Ghaza et pour dénoncer la poursuite du soutien américain à l’entité sioniste. Ils ont expliqué que cette action de blocage était intervenue après l’échec d’autres formes de mobilisation, telles que les courriers adressés aux responsables politiques et les démarches entreprises auprès des membres du Congrès. Citée par les médias locaux, l’avocate Noha Abousamra, qui représentait l’un des accusés, a estimé que la condamnation à des délits mineurs constituait une victoire relative. Selon elle, le blocage du pont pendant plusieurs heures représentait « le minimum que des citoyens américains puissent faire », alors que les impôts des contribuables continuent, selon ses propos, de financer « le génocide des Palestiniens ». Cette affaire s’inscrit dans le contexte de la vaste vague de manifestations qui a traversé les États-Unis en 2024 pour réclamer la fin de la guerre contre Ghaza, l’arrêt du soutien américain à l’entité sioniste et le désengagement des universités des entreprises accusées de soutenir cette dernière. Les États-Unis continuent d’apporter un important soutien politique, militaire et diplomatique à l’entité sioniste, malgré les critiques croissantes de la communauté internationale concernant la guerre menée contre Ghaza. Washington a notamment fait usage à plusieurs reprises de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer des projets de résolution appelant à un cessez-le-feu, tandis que plusieurs organisations internationales poursuivent la documentation des violations commises à l’encontre des civils palestiniens. Parallèlement, des appels internationaux se multiplient en faveur de la comparution du Premier ministre Benjamin Netanyahou et de plusieurs membres de son gouvernement devant la Cour pénale internationale pour répondre d’accusations liées à des crimes de guerre.
M. Seghilani












































