La mobilisation s’intensifie à l’approche des législatives du 2 juillet. Partis politiques, institutions et jeunesse multiplient les initiatives pour préparer un scrutin présenté comme « décisif » pour la stabilité et l’édifice institutionnel. Dans le cadre de cette dynamique, le Premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a défendu depuis Tigzirt dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la participation du parti aux législatives pour « réhabiliter l’action politique responsable ». Il voit dans le scrutin un levier pour « rassembler les Algériens autour d’un véritable projet national » et poursuit l’objectif d’un « consensus national » pour ancrer l’État de droit et la justice sociale.
FLN : Benmebarek exige rigueur et proximité du terrain
À Alger, le SG du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmebarek, a réuni secrétaires des mouhafadhate et élus. Il a qualifié le scrutin de « bataille politique exigeant une préparation rigoureuse », mais rappelle que « la victoire n’est pas une fin en soi ». Objectif : une Assemblée « forte, dotée de hautes compétences », capable de voter des lois modernes. Il a fixé quatre piliers : listes alliant expérience et intégrité, implication des jeunes et des femmes, unité des rangs, et discours ancré dans le réel. Exigeant la proximité, il a promis une évaluation objective des élus : « aucun laxisme ne sera toléré ». Présence sur le terrain, initiatives locales et respect de la ligne du parti seront scrutés.
Le RND mise sur les jeunes et les grands projets
À 1 400 km d’Alger, le SG du RND Monder Bouden a appelé les cadres d’Adrar à une participation active. Il a insisté sur la valorisation des acquis et le renforcement de la conscience des jeunes pour « consolider le front intérieur ». Il a salué les grands projets de l’État dans la région : complexe algéro-qatari « Baladna » pour l’autosuffisance en lait, ligne ferroviaire, et potentiel agricole et industriel.
ANIE : Les règles de candidature clarifiées
Le Conseil de l’Autorité nationale indépendante des élections a approuvé la clarification des cas de candidature pour éviter tout flou. Principes clés : un élu peut se représenter sous la bannière du même parti. Un élu d’un parti peut basculer vers un autre parti ou une liste indépendante si son mandat a expiré. Un indépendant en cours de mandat peut rejoindre un parti. En revanche, un élu en cours de mandat non démissionnaire ne peut changer de bannière. Un candidat d’un parti non conforme ne peut se présenter sous le même parti tant que sa situation n’est pas régularisée. L’ANIE précise que ces règles ne restreignent pas le droit de candidature garanti par la Constitution, mais visent à « moraliser la vie politique » et respecter la déontologie électorale.
Jeunesse : Hidaoui lance l’opération « Haya Chabab »
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, a présidé, de son côté, à Tipasa une journée de sensibilisation à l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dans le cadre de l’opération « Haya Chabab » (Allez les jeunes, ndlr), une caravane sillonne les quartiers jusqu’au 26 avril, fin de la révision exceptionnelle. « Les jeunes sont appelés à être présents sur la scène politique, en se portant candidats et en proposant les profils les plus compétents », a-t-il déclaré, rappelant l’axe central donné à la jeunesse par le président Tebboune.
Ania N.














































