Le régime de Assimi Goïta est en train de vivre ses derniers moments et la junte au pouvoir qui avait choisi le mauvais cheval, dès son arrivée au pouvoir le 8 août 2020 après le coup d’État qui a renversé le président élu Ibrahim Boubacar Keïta contraint à la démission.
Les informations en provenance du Mali font état d’une offensive généralisée des groupes rebelles qui sont aujourd’hui aux portes de la capitale Bamako qui est sur le point de tomber sous leur contrôle. Après avoir pris le contrôle des verrous stratégiques comme Gao et Kidal, au prix d’une offensive généralisée, ces groupes ont aujourd’hui à portée de main la capitale. Le scénario de chaos, prédit par les pays voisins notamment l’Algérie est en train de se réaliser à une course folle et Assimi Goïta est aujourd’hui encerclé dans son palais. Des sources parlent même de sa reddition et son départ vers l’étranger probablement le Maroc qui lui avait même envoyé une escouade de mercenaires pour tenter de protéger son palais présidentiel où il serait assiégé.
La junte au pouvoir est aujourd’hui lâchée même par ses principaux soutiens, le Maroc et les Emirats arabes unis. Des témoins ont fait état de décollages réguliers d’avions des Emirats à partir de l’aéroport de Bamako pour rapatrier des militaires et des conseillers qui étaient en service au Mali. Aujourd’hui, la junte au pouvoir a été lâchée. Même par ses alliés du Niger et du Burkina Faso (Alliance des Etats du Sahel- AES) ont retrouvé la raison et le bon sens en renouant le contact avec l’Algérie, qui s’est toujours montrée comme un pays frère avec des aspirations communes. En tournant le dos à ses partenaires historiques et aux accords d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali, pour se jeter dans les bras de mercenaires étrangers et chercher des appuis du côté du Maroc ou des Émirats arabes unis, la junte militaire a creusé sa propre tombe.
L’erreur stratégique de Goïta
La junte au Mali qui avait choisi de se brouiller avec l’Algérie a perdu un allié stratégique qu’il avait trouvé à ses côtés dans les moments difficiles. D’ailleurs, l’accord d’Alger a été en grande partie conclu grâce à un travail titanesque de la diplomatie algérienne qui avait réussi à rapprocher les positions des différentes parties en conflit (tribus Azawad, Touareg, pouvoir malien et d’autres factions armées, ndlr) pour parvenir à faire taire les armes et à ouvrir une nouvelle page qui avait permis aux populations du nord du Mali et du Sahel de retrouver leurs villes et villages et de retrouver surtout la paix.
En dénonçant cet accord, qui avait également une dimension économique par le lancement de projets de développement pour stabiliser les populations de ces régions, Goïta a offert l’occasion aux groupes terroristes islamistes de reprendre l’initiative et d’étendre leurs actions jusqu’à cibler certaines villes de l’Ouest du pays, le Niger et le Burkina Faso. Une erreur stratégique qui a poussé le pouvoir en place, dans une tentative de survie, de faire appel aux mercenaires russes, aux conseillers militaires Émiratis, au Maroc, devenu un allié de circonstance dans la guerre qu’il voulait mener contre l’Algérie.
Mort du ministre de la défense
Des informations font état de l’arrestation du ministre malien de la défense par des groupes rebelles, de la mort du chef d’état-major qui aurait été éliminé dans une attaque qui a visé sa villa. Assimi Goïta, qui avait, au nom d’une pseudo-souveraineté affiché une animosité à l’égard de l’Algérie, qui avait multiplié les provocations contre son voisin comme le prouve l’affaire du drone abattu aux frontières sud de l’Algérie en avril 2025, mesure aujourd’hui l’étendue du bourbier dans lequel il s’est enfoncé. Selon des sources médiatiques, le Maroc qui ne veut plus s’encombrer de ce serviteur devenu aujourd’hui gênant aurait refusé de lui offrir l’asile que ses conseillers auraient sollicité auprès de Bourita. Son armée est aujourd’hui en pleine déroute et on parle de centaines de désertions dans ses rangs. L’étau se resserre autour de Bamako et les prochaines heures risquent de voir le pouvoir changer de main au Mali.
Le Makhzen qui avait tenté d’utiliser cette carte pour encercler l’Algérie et créer un foyer de tension dans les régions sud du pays voit son plan tomber à l’eau. Goïta, qui claironnait qu’il voulait faire retrouver au Mali sa souveraineté et au peuple sa dignité, s’est trompé de cible. Aujourd’hui il constate que tous ses calculs ont été faussés au départ par des alliances contre nature qui ont provoqué son isolement et qui ont ruiné ce qu’il croyait être sa popularité. Celui qui voulait devenir, un modèle de militant pour la véritable indépendance des peuples africains semble ne pas trouver un lieu de retraite où il pourrait fuir quand les portes de son palais s’ouvriront devant ses opposants pour le balayer du pouvoir. L’Algérie l’avait prévenu, mais il a préféré jouer avec le feu en s’alliant avec les diables marocains et émiratis. Aujourd’hui, Goïta s’est brûlé les doigts.
Slimane B.














































