La capitale suisse, Berne, a récemment accueilli une conférence consacrée à l’occupation marocaine du Sahara occidental, mettant en lumière les dimensions politiques, économiques et juridiques de cette question, dans un contexte marqué par la dégradation continue des droits de l’Homme dans les territoires occupés. Organisée dans le cadre d’une série d’événements célébrant le 50ᵉ anniversaire de la déclaration de la République sahraouie, la rencontre a réuni des représentants de la société civile, des experts internationaux et des diplomates. Najat Hindi, représentante du Front Polisario en Suisse et auprès des Nations unies et des organisations internationales à Genève, a rappelé que « la proclamation de la République sahraouie constituait à l’époque une décision historique destinée à protéger le statut juridique et politique du peuple sahraoui, évitant le vide laissé par le retrait de l’occupant espagnol du Sahara occidental ». Malgré les difficultés liées à la guerre et à l’exil, la représentante a souligné que l’État sahraoui « a réussi à affirmer sa présence comme une réalité irréversible, en construisant ses institutions constitutionnelles, en organisant son armée et en développant sa représentation politique et diplomatique ». Elle a également insisté sur le fait que le 50ᵉ anniversaire « constitue une occasion de rappeler que ce droit continue de faire face à de réelles menaces, alors que le Maroc maintient l’occupation de parties du Sahara occidental ». Les participants ont dénoncé ce qu’ils ont qualifié de « double standard » de l’Union européenne concernant la question sahraouie, en particulier dans le cadre de la coopération et des partenariats liés à l’exploitation des ressources naturelles du Sahara. Selon eux, cette situation « encourage le Maroc à poursuivre son occupation et à continuer à réprimer le peuple sahraoui ». La conférence a également mis en lumière le blocus médiatique imposé sur le Sahara occidental, incluant l’interdiction pour les journalistes étrangers d’effectuer des reportages indépendants. Toute tentative d’organiser des visites de terrain ou de couvrir les violations subies par les civils sahraouis dans les territoires occupés se heurte à des expulsions immédiates, conformément à une politique de dissimulation que l’occupant marocain applique pour masquer la réalité au public international. La conférence s’est conclue sur l’affirmation que la question du Sahara occidental demeure « une affaire de décolonisation inachevée », soulignant que la réalisation d’une paix juste et durable dans la région passe par la reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux décisions de la légalité internationale.
M. S.













































