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Visite, hier, de François Hollande en Irak : Baghdad secouée par trois attentats terroristes

Trois attentats sanglants ont secoué, hier matin l’Irak, dont celui revendiqué par le groupe terroriste Daech, ayant ciblé le quartier, très fréquenté, de Baghdad, Jamila; causant la mort de 32 personnes et blessant 61, selon un premier bilan des autorités irakiennes. Des attentats meurtriers survenus au moment où le président français, François Hollande, était en visite d’inspection de ses troupes militaires, présentes en Irak.

Le ministre de l’Intérieur irakien a confirmé que deux autres attentats avaient eu lieu dans la capitale, Baghdad, dont un a visé un hôpital, peu de temps après l’attentat terroriste ciblant Jamila, quartier très fréquenté par les citoyens.
En août 2015, le groupe terroriste Daech avait revendiqué un attentat dans ce quartier, qui avait fait, pour rappel, 67 victimes et plus de 200 blessés. Alors que l’Irak enregistre des avancées notables sur le terrain, dans son offensive militaire contre les terroristes de daech, dont celle visant à les déloger de Moussoul, la barbarie terroriste de Daech a ciblé, samedi dernier, un marché très fréquenté, au centre-ville de Baghdad par un double attentat qui a fait, pour rappel, 27 morts et des dizaines de blessés.
Le déplacement du président Hollande, pour rendre visite à ses militaires, intervient après la déclaration du Premier ministre irakien, assurant qu’il faudrait «encore trois mois pour libérer l’Irak» des terroristes de Daech, après avoir déclaré, auparavant, que la ville de Mossoul sous contrôle de Daech, depuis juin 2014, serait reprise avant la fin de l’année qui vient de s’achever.
Il a, en effet déclaré sur une chaîne de télévision de l’Etat irakien, la semaine dernière, que «les conditions indiquent que l’Irak aura besoin de trois mois pour éliminer Daesh» avait soutenu Hayder Al-Abadi.
Les Irakiens secoués, au quotidien, par des attentats terroristes, depuis plus de treize ans, viennent encore une fois d’être meurtris par les attentats de samedi et lundi derniers, soit respectivement la veille et le jour même de la visite, en Irak, du président Hollande, qui arrive à terme de son mandat.
Ordonnant à ses soldats rencontrés de «former, appuyer, accompagner les forces irakiennes, et leur donner les meilleurs conseils», François Hollande leur a expliqué, auparavant, qu’«agir contre le terrorisme, ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol (la France, ndlr)», et donc, a-t-il poursuivi, «éviter qu’il puisse y avoir pour nos compatriotes des conséquences fâcheuses de la dégradation qui pourrait être celle-ci en Irak». Accompagné de son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le président français a rencontré, lors de sa visite surprise en Irak, ses soldats formant les forces spéciales d’élite du contre-terrorisme, avant de se rendre dans l’après-midi d’hier, à Erbil, au Kurdistan irakien, où sont stationnées les forces spéciales françaises qui «conseillent» les Peshmergas kurdes, engagés dans la bataille contre Daech, pour la reprise de Mossoul. Rappelons que celui qui arrive au terme de son mandat présidentiel en France a engagé, depuis son élection à la présidence française, mai 2012, son armée, dans différentes opérations militaires à l’extérieur du pays,
Les interventions militaires de l’armée française, à l’extérieur de ses frontières, ont été nombreuses, au Mali en 2013, puis en Centrafrique la même année, et en Irak en septembre 2014, suivi, une année après, en Syrie, septembre 2015.
Karima Bennour