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CONFIRMÉE DANS LA CATÉGORIE DE PAYS À REVENU INTERMÉDIAIRE SUPÉRIEUR : La « masterclass » de l’Algérie

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Pour la troisième année de suite, depuis 2024, l’Algérie figure dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur, selon le dernier classement établi par le Groupe de la Banque mondiale.
Cette classification porte sur l’analyse du revenu national brut (RNB) par habitant de 218 économies pour l’exercice 2025. Pour comprendre ce classement, il faut savoir que la Banque mondiale définit les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure comme étant celles dont le RNB par habitant se situe entre 4.496 et 13.935 dollars, c’est le cas de l’Algérie. Les économies dont le RNB par habitant dépasse les 13.935 dollars sont classées par la Banque mondiale dans la catégorie des économies à revenu élevé. L’Algérie, avec un RNB par habitant s’élevant à 5.850 dollars l’année dernière (contre 5.370 dollars en 2024), est, avec la Libye, les seuls pays d’Afrique du Nord à figurer dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur. Pour les observateurs, ce résultat reflète les avancées réalisées par l’Algérie ces dernières années en termes de croissance, d’investissement public, mais aussi dans le domaine de la bonne gouvernance des finances publiques. C’est en 2024, que l’Algérie est passée, pour la première fois au titre de cette même classification, de « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure » à pays à « revenu intermédiaire de la tranche supérieure ». Début août 2025, la Banque mondiale avait confirmé l’Algérie dans la tranche supérieure des pays à revenu intermédiaire. À l’époque, le ministère des Finances avait expliqué ce résultat par la révision complète des statistiques des comptes nationaux, engagée par l’Office national des statistiques (ONS), dans le but de s’aligner sur les normes internationales actuelles, à travers la prise en compte « non seulement de l’opération de rebasage du PIB, par une révision à la hausse du niveau du PIB mais aussi d’autres facteurs tels que les résultats enregistrés ces dernières années en matière de croissance, dans l’élargissement de l’investissement public et la consolidation des secteurs économiques productifs, le renforcement de la bonne gouvernance des finances publiques, les progrès dans l’amélioration des méthodes de mesure et de production de la donnée statistique dans l’administration publique et d’une meilleure couverture de l’économie non observée. 

Les encouragements du FMI
Autre satisfecit venant d’une institution internationale : le Fonds monétaire international (FMI), au terme de sa mission effectuée à Alger du 16 au 30 juin dans le cadre des consultations de 2026 au titre de l’article IV, a salué « les efforts de diversification déployés par l’Algérie, notamment dans les secteurs minier et agricole ». Le FMI encourage l’Algérie à « poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité et l’investissement privé ». S’agissant du secteur financier, le FMI a salué « le retrait de l’Algérie de la liste grise en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », considérant cela comme « une réalisation importante, reflétant une forte volonté et de la poursuite des efforts de réforme ». Il a également mis en avant les efforts engagés pour diversifier les sources de financement, citant la première émission souveraine de Sukuk et le financement attendu d’une banque de développement régionale. Les encouragements du FMI portent également sur le secteur énergétique, dominé encore par les hydrocarbures. À ce propos, le FMI a souligné que la position géographique de l’Algérie et la richesse de ses ressources énergétiques « pourraient servir de levier pour renforcer son rôle sur le marché de l’énergie, avec l’Europe et l’Afrique ». Enfin, concernant les perspectives économiques de l’Algérie à court terme, le FMI juge qu’elles « demeurent globalement positives, car la hausse des prix des hydrocarbures devrait augmenter les exportations et les recettes budgétaires ». Pour le FMI, « la croissance du PIB devrait rester robuste à 3,8% en 2026 ». Autre prévision optimiste du FMI concernant l’économie algérienne : le déficit extérieur devrait ainsi baisser sous l’effet de la hausse des prix des hydrocarbures et de la baisse des importations.
M’hamed Rebah

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