Vingt ans après avoir croisé le fer avec Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle remportée par ce dernier, la socialiste Ségolène Royal compte s’engager dans la course à l’Élysée prévue en 2027.
Figure incontournable du paysage politique français et ancienne ministre qui a dirigé plusieurs portefeuilles à différents intervalles entre 1992 et 2017, la sociale-démocrate Ségolène Royal vient d’annoncer sa candidature à la candidature du Parti socialiste aux élections présidentielles de 2017. Autrement dit, Mme Royale va passer, aux côtés d’autres candidats du parti, l’épreuve de la primaire des socialistes prévue en octobre prochain. Un premier test qu’il faut réussir avant d’espérer participer à la course présidentielle de l’année prochaine. En effet, dans une publication faite sur son compte Facebook, Mme Royal a annoncé avoir « décidé de participer à la primaire après de nombreux échanges avec des gens rencontrés, des élus, des citoyens actifs dans des associations, des entreprises », soulignant prendre cette initiative « avec humilité, sans égo, et sans posture de supériorité comme on en voit trop. » Elle poursuit en expliquant qu’elle a pris cette décision pour « servir, en étant à l’écoute, avec discernement, expérimentée et respectueuse des différences de points de vue ». Mme Royal s’en est, ensuite, prise à « l’extrême droite, aux portes du pouvoir », comme pour annoncer, d’ores et déjà, une prochaine bataille avec les néofascistes, s’interrogeant : « Comment pourrais-je ne rien faire, face à l’hypothèse selon laquelle la première femme de l’histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ? » Pour Mme Royal, la France, « secouée par de multiples crises », a besoin d’un « avenir rassurant pour retrouver une France tranquille et confiante en son destin ».
Poursuivant l’explication de sa décision, l’ancienne épouse de François Hollande, avance ses priorités. D’abord, « un ordre juste dans tous les domaines, pour redonner du pouvoir d’achat, relancer l’activité économique sans détruire les protections sociales et en luttant contre la vie chère. « Ordre juste pour l’éducation, la santé, la sécurité quotidienne ». Deuxièmement, la candidate à la candidature évoque l’urgence climatique, s’engageant à « l’application énergique des décisions de la COP21, que j’ai présidée », tandis qu’elle compte trouver des solutions aux problèmes des « TPE-PME artisanales, industrielles et agricoles qui souffrent de la flambée du prix de l’énergie. » Quatrièmement, elle s’engage à « la reconstruction d’un État fort » qui ne « tolère aucune violence contre les enfants. Zéro tolérance pour les agresseurs, lutte implacable contre les violences sexuelles (…). Outre le retour à une « stature diplomatique dans laquelle la France retrouve son rôle historique de puissance médiatrice, pour œuvrer partout à la paix juste et durable, dans la continuité de la vision de Charles de Gaulle, de François Mitterrand et de Jacques Chirac », a-t-elle ajouté.
Farid Guellil














































