COVID

VIOLATION DES MESURES BARRIÈRES CONTRE LE COVID-19 : Les effets néfastes d’un relâchement irresponsable

Les membres du comité de suivi de la pandémie du Covid19, le personnel de la santé, la tutelle et également des citoyens ne cessant d’affirmer que la réduction de la durée du confinement est tributaire du degré du respect des mesures barrières, des conditions sanitaires et de prévention contre la propagation du virus. Leurs appels au respect des consignes et des mesures demeurent sans échos, de la part de citoyens à travers le pays.

Ces derniers en persistant à violer les règlements en vigueur pour lutter contre cette épidémie, ont contribué considérablement à la hausse du nombre de cas contaminés par le Covid-19 depuis le début du mois sacré, en comparaison avec les données des semaines précédant le mois courant Même si pour les professionnels et les responsables du secteur de la Santé, à leur tête le ministre Abderrahmane Benbouzid  expliquent que la hausse du nombre des cas infectés fait suite à la hausse de nombre de test de dépistage de la maladie suite à l’ouverture de centres  de tests à travers le pays, le non-respect des règles de confinement et des mesures barrières demeurent, selon les expériences de pays ayant été ravagé par la pandémie, la principale cause de la propagation du virus. Ce qui a été à l’origine de recourir à un confinement strict avec souvent des mesures drastiques, même si les tests ont été menés à grande échelle, comme c’est le cas pour l’Allemagne. Alors que depuis l’annonce de la situation sanitaire d’urgence, et bien avant, des décisions ont été prises, telle la prolongation des vacances universitaires, l’arrêt des cours dans le secteur de l’éducation, la fermeture des mosquées, l’arrêt des activités non vitales et nécessaires en ces temps du Covid-19, etc. des comportements irresponsables persistent depuis, favorisant la survie du virus, parmi nous, alors que d’autres continuent de consentir des efforts pour réduire voire en finir avec la durée de confinement, souvent au prix de leur vie. Les premiers à être sur la ligne de front contre le Covid-19, l’armée des blouses blanches a affronté, en effet, non seulement cette épidémie dès les premiers jours de son apparition, mais de plus dans des conditions difficiles en raison d’un système de santé, que nul n’ignore, déjà malade. Le corps médical compte à ce jour, pour rappel, 20 décès dus au Covid-19, parmi son personnel. Le docteur Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité de suivi de l’évolution de la pandémie du Covid-19 a estimé, dans une de ses déclarations avant-hier, que le respect de la distanciation sociale, le port du masque dans les endroits publics ainsi que le reste des mesures de prévention « sont devenus, plus que jamais nécessaires pour contrôler la propagation de l’épidémie », insistant au passage sur la grande responsabilité qu’a le citoyen face à cette épidémie quant « au respect des mesures de prévention », que nul ne peut prétendre ignorer. Ils sont plus de 12 000 à être hospitalisés, selon le porte-parole dudit Comité, lors de son point de presse, tenu, hier, 7 décès et 182 nouveaux cas contaminés durant les dernières 24 heures. Des données communiquées quotidiennement et qui pour de nombreux citoyens approchés lors de nos sorties sur le terrain, « regrettent fortement » et incombent la responsabilité à ceux qui persistent à prendre en priorité l’achat de Kalb Ellouz, Zlabiya, et ces derniers jours, à chercher à acheter des vêtements et des produits pour la fabrication de gâteaux pour l’Aïd el-Fitr, alors que, rappellent-t-il pertinement « il s’agit d’éviter le Covid-19 et sa transmission et donc de sauver des vies humaines ». Au moment où nombreux sont ceux à travers le pays supportant difficilement l’impact du Covid-19, notamment sur le plan socioéconomique, appelant à respecter et faire respecter les mesures de confinement et de prévention, en vue d’assouplir dans un avenir proche, les restrictions en cours, pour la reprise des activités, sociales et économiques, le relâchement constaté et persistant, ont amené des responsables,  notamment des walis, à anticiper, par la prise de décision, pour barrer la route à la propagation du virus, au-delà des deux jours de l’AÏd-el-Fitr, avec les journées de chaleur qui s’annoncent. Dimanche dernier, la wilaya d’Aïn-Témouchent, à l’ouest du pays, à titre d’exemple, a émis deux décisions dans ce sens. Pour la première, il est question d’interdiction d’accéder aux plages de la wilaya, lesquelles sont connues pour être prisées, tandis que la deuxième décision oblige les citoyens arrivant dans les services administratifs, les magasins et les centres commerciaux d’Aïn-Témouchent à porter des masques, pour se protéger et protéger autrui, en plus du port obligatoire des bavettes par les commerçants et leurs employés. Il est clairement expliqué, dans le communiqué de ladite wilaya, que les deux décisions traduisent une approche anticipative, au regard du non-respect constaté, des mesures sanitaires et préventives de lutte contre le Covid-19 et des règles de distanciation sociale. Avant-hier, lors d’une réunion avec le staff médical et paramédical de structures de santé chargées de la prise en charge des cas confirmés du Covid-19, le ministre de la Santé a affirmé que ce virus constitue « un danger national et la manière de le contenir est une priorité en cette conjoncture exceptionnelle ».
Karima Bennour