Belhimer

ATELIERS DE RÉFORME DU SECTEUR DE LA PRESSE : Belhimer persiste et signe

L’homme, visé par de nombreuses attaques et coups bas à cause de sa parfaite connaissance de ce secteur hautement stratégique, est venu remettre en cause pas mal d’intérêts et de rentes indus.

Finalement, le train des réformes dans le secteur de la presse ira bel et bien à son terme, s’arrêtant à toutes les gares choisies, qui seront autant de dossiers courageusement ouverts par le premier responsable du secteur, Amar Belhimer. C’est ce dernier qui en a personnellement fait l’annonce, hier, dans un tweet qui promet de faire date.
Amar Belhimer, également porte-parole du gouvernement, y annonce en effet la « reprise prochaine des chantiers de la réforme du secteur de la presse, dès la levée du confinement ». « Il sera procédé, dès la levée du confinement sanitaire, à la reprise des chantiers de réforme du secteur de la presse annoncés janvier dernier », a en effet publié le ministre sur son compte officiel Twitter. Il a rappelé, à ce propos, que ces réformes s’inscrivaient dans le cadre des engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, mais aussi dans « le cadre d’une démarche de dialogue participatif ouvert ». La réforme en question propose 10 chantiers dont un a déjà été organisé février dernier et ayant porté sur « la presse électronique ». Le 1er chantier vise la conciliation de la liberté et de la responsabilité dans la pratique journalistique. Sous le thème « consensus conceptuel pour une pratique sereine de la liberté de la presse », cet atelier jettera la lumière sur la question de la conciliation de la liberté et de la responsabilité dans la pratique journalistique, avec un respect strict de l’éthique professionnelle. Il y va de même de l’information alternative, dite « journalisme citoyen. » Le 2e chantier tend à garantir le droit à l’information dans un cadre pluraliste et la moralisation de la pratique journalistique, conformément aux dispositions générales incriminant les comportements anti-pluralistes, prévus plus précisément dans la loi sur la concurrence et le code pénal. Le chantier évoquera également la question du monopole, la lutte contre la pensée unilatéraliste-totalitariste d’une part et la lutte contre les risques de l’utilisation des prête-noms d’autre part.
Il s’agit également de la question du vide juridique dont souffre le secteur de la communication, nécessitant une révision de l’organisation de la presse écrite et électronique, l’activité des chaînes de télévision privées, l’organisation des agences de conseil en communication et la régulation de la publicité. Un chantier sera dédié également à la communication numérique et à la transition définitive vers cette communication, sachant que l’Union internationale des télécommunications (UIT) a fixé au 17 juin 2020 le dernier délai pour convertir le système radiophonique analogique au système numérique. Les participants à d’autres chantiers évoqueront la question de la « Promotion de la formation et la qualification, l’amélioration de l’image de l’Algérie à l’étranger et la restauration de sa place dans les forums internationaux. Pareille tâche ne saurait être menée à bien sans que ce secteur ne soit définitivement débarrassé des intrus qui parasitent et qui, chemin faisant, ont fini par clochardiser ce noble métier…
Ali Oussi